Luís de Macedo
*
Sinto na minh’alma o frio
Das pedras que me atiraram
Tenho o coração vazio
E as próprias veias secaram
*
Sinto em meus dentes o travo
De fruta verde colhida
Tenho o coração amargo
De tanta esperança perdida
**********
Grazie Flavio Galvan Rotelli dal testo in italiano
**********
Je vous remercie Susana Metello le texte en francais
**********
Amália
***
José Galhardo / Frederico Valério
***
Amália
Quis Deus que fosse o teu nome
Amália
Acho-lhe um jeito engraçado
Bem nosso e popular
Quando oiço alguém gritar
Amália
Canta-me um Fado
Amália
Esta palavra ensinou-me
Amália
Tu tens na vida que amar
São ordens do Senhor
E Amália sem amor
Não liga, tens de gostar
E como até morrer
Amar é padecer
Amália
Chora a cantar!

Louis Amade
Gilbert Bécaud
*
Toi qui marches dans le vent
Seul dans la trop grande ville
Avec le cafard tranquille du passant
Toi qu’elle a laissé tomber
Pour courir vers d’autres lunes
Pour courir d’autres fortunes
L’important…
*
L’important c’est la rose l’important
C’est la rose l’important
C’est la rose crois-moi
*
Toi qui cherches quelque argent
Pour te boucler la semaine
Dans la ville tu promènes ton ballant
Cascadeur, soleil couchant
Tu passes devant les banques
Si tu n’es que saltimbanque
L’important…
*
L’important c’est la rose l’important
C’est la rose límportant
C’est la rose crois-moi
*
Toi petit que tes parents
Ont laissé seul sur la aterre
Petit oiseau sans lumière, sans printemps
Dans ta veste de drap blanc
Il fait froid comme en Bohème
T’as le Coeur comme en carême
Et pourtant…
*
L’important c’est la rose l’important
C’est la rose l’importan
C’est la rose crois moi
*
Toi pour qui, donnant-donnant
J’ai chanté ces quelques lignes
Comme pour te faire un signe en passant
Dis à ton tour maintenant
Que la vie n’a d’importance
Que par une fleur qui danse
Sur le temps…
*
L’important c’est la rose l’important
C’est la rose l’important
C’est la rose croi-moi
Letra popular
Música: Paulo Giorza
*
E la bella Gigogin
Utrulille-lerillellera
La va a spass col so gingin
Utrulille- lerillelà
*
La va , la va, la va a la finestra
L’è tutta, l’è tutta incipriada
La dis, la dis, la dis che l’è malada
Per non, per non, per non mangiar polenta
Bisogna, bisogna, bisogna aver pazienza
Lassala, lassala, lassala maridà.
*
E zum zum ….
Con quel mazzolin de’ fiori,
Con quel mazzolin la va.
A quindici anni facevo all’amore
Daghela avanti un passo
Delizia del mio cuore.
*
A sedici anni mi sono maritata
Daghela avanti un passo
Delizia del mio cuore.
A diciassette mi sono spartita
Daghela avanti un passo
Delizia del mio cuor.
*
E zum zum ….
Con quel mazzolin de’ fiori,
Con quel mazzolin la va.
E la bella Gigogin
Utrulille-lerillellera
La va a spass col so gingin
Utrulille- lerillelà
Cuco Chavez
Alberto Janes / R. Arnaldi
*
C’era sempre una canzone per voi
Un bicchiere e due risate con noi
Nella casa in via del Campo
Dove dolce andava il tempo
Dove ho riso, amato, e tante volte pianto
Ci scaldavano le ore
Qualche volta in fondo al cuore
Rimaneva un’ombra triste di rimpianto
Nostalgia di non poter guardare il sole
Nella casa in via del Campo
*
Han riaperto le finestre quel dì
Le risate son volate lontano
Una ditta di trasporti
Per coloro che son morti
Con le insegne bianche e oro: terzo piano
Dove son le tende a fiori,
Delle lampade i colori
I capelli di Maria , le sue mani
Si direbbe ormai finito tutto quanto
Nella casa in via del Campo
*
Una notte son tornata però,
Mi pareva di sentire come allora
Quelle voci rider forte
Un dischiudersi di porte
Quattro note di chitarra; cose morte
Ho cercato lungo e invano
Quella luce al terzo piano
Quella donna che sapeva anche amare
Ve l’ho detto è finito tutto quanto
Nella casa in via del Campo
*
Non ho pianto i mie vent’anni, e poi
Tante volte abbiamo pianto anche noi,
Ma potevano lasciare
Tutto quanto riposare
Ora che non si potrà mai più cantare
Io l’ho detto a Maria:
Vieni a bere vecchia mia
Un bicchiere per poter dimenticare
Tanto vedi è finito tutto quanto
Nella casa in via del Campo
Tanto vedi è finito tutto quanto
Nella casa in via del Campo
Roger Lucchesi / Jacques Plante
*
Un village à fleur de roche
Quatre murs vêtus de lierre
Des broussailles qui s’accrochent
Quelque chèvres familières
Ma maison est isolée
Tout au fond de la vallée
Celui qui m’a pour compagne
Est berger dans la montagne
Il chante sa peine
Au grand troupeau qu’il mène
Je l’attends dans ma demeure
Lentement passent les heures
Que sont longues les semaines
Si loin de celui que j’aime
*
Il descendrait vers la plaine
A la saison finissante
Avec sa cape de laine
Et sa chienne bondissante
Pour rejoindre sa compagne
Il quittera sa montagne
Que sont longues les semaines
Si loin de celui que j’aime
*
Avec du cœur à l’ouvrage
Pas besoin d’être bien riche
Pour trouver dans les parages
Quatre pieds de terre en friche
Quand il taillera sa vigne
De loin je lui ferai signe
Plus ne serai solitaire
Je l’aurai la vie entière
Il chante, son rêve
Dans l’aube qui se lève
Que la Vierge l’accompagne
Dans les sentiers des montagnes
Que sont longues les semaines
Si loin de celui que j’aime.
Ramón Arcusa
Manuel de la Calva
*
Yo canto a la mañana
Que ve mi juventud
Y al sol que día a día
Nos trae nueva inquietud
*
Todo en la vida es
Como una canción
Que cantan cuando naces
Y también en el adiós
*
La la la la la la la la la la...
La la la la la la la la...
La la la la la la la la la la...
La la la la la la la...
*
Le canto a mi madre
Que dio vida a mi ser
Le canto a la tierra
Que me ha visto crecer
*
Y canto al día en que
Sentí el amor
Andando por la vida
Aprendí esta canción
*
La la la la la la la la la la...
La la la la la la la la...
La la la la la la la la la la...
La la la la la la la la...

Alberto Janes
Pierre Cour
*
Il y avait des chansons, des chansons,
Les hommes venaient y boire et rever
Dans La Maison sur le porte
Où les filles riaient fort
Où le vin faisait chanter, chanter, chanter
Les pêcheurs vous le diront
Ils y venaient sans façon
Avant de partir tirer leurs filets
Ils venaient se réchauffer près de nous
Dans La Maison sur le port
*
Les volets se sont ouverts et depuis
Les rires des filles se sont envolés
Sous un tube de néon
Un fonctionnaire à lorgnons
Est perdu dans ses papiers, vieux papiers
Où sont les rideaux à fleurs
Et les campes de couleurs
Les cheveux de Maria, ses bras nus?
On dirait que tout est morte t bien mort
Dans La Maison sur le port
*
Pourtant je suis revenue une nuit,
J’avais cru qu,on y chantait comme avant,
Mais les couples qui dansaient
N’étaient plus rien à present
Que les ombres du passé, du passé
Vainement j’ai recherché cette filles que j’étais
Qui savait aussi chanter et aimer,
Je vous dis que tout est mort et bien mort
Dans La Maison sur le porte
*
Ce n’est pas sur mes vingt ans que je pleure,
Bien souvent avec les filles j’ai pleuré
Mais on aurait pu laisser
Nos chansons dormer en paix
Nos chansons et nos amours, nos amours
Je l’ai dit à Maria
Et aux filles de lá-bas
Allons boire pour oublier
Un petit marc
Puisque notre coeur est mort et bien mort
Dans La Maison sur le port
Puisque notre coeur est mort et bien mort
Dans La Maison sur le port

Alberto Janes
Pierre Cour
L’oiseau pour y dormir
S’est caché dans mon cœur
Pour y dormir s’est caché dans mon cœur …
*
La mer est mon amie et je chante pour elle
Des chansons que le vent emporte loin d’ici
La mer est mon amie et je chante pour elle
Et pour l’oiseau blessé qui revient au pays
Et son cri est le mien
Et son mal est le mien
Non n’oublie pas notre chanson
Si tu entends pleurer la nuit
*
La mer est mon amie et je chante pour elle
Mon cœur est une vague et ne sait pas pourquoi
Il souffre et se déchire et si souvent t’appelle
Et oublie si souvent que tu es loin de moi
Des fois et j’ai mal et je pleure et j’ai mal
Non n’oublie pas notre chanson
Si tu entends pleurer la nuit
*
La mer est mon amie et je chante pour elle
Des chansons que le vent emporte dans la nuit
La mer est mon amie et je chante pour elle
Et pour l’oiseau blessé qui revient au pays
Et son cri est le mien
Et son mal est le mien
Non n’oublie pas notre chanson
Si tu entends pleurer la nuit
*
La mer est mon amie et je chante pour elle
L’oiseau pour y dormir s’est caché dans mon cœur
Pour y dormir s’est caché dans mon cœur …
Alberto Janes
*
Lá na minha aldeia
Não se vira o vira
A bater o pé
Repara Maria
Que assim como eu faço
É que é
*
Se o vira passou de jeito
É porque o vira dançado
De maneira que o sujeito
Não leva o par agarrado
*
E hoje nas danças modernas
Apertados é tabela
Não se sabe se as pernas
São dele, ou são dela
*
Lá na minha aldeia
Não se dança o vira
A bater o pé
Repara Maria
Que assim como eu faço é que é
*
Nas festas da minha aldeia
Tudo vem dançar p’ra rua
Em noites de Lua cheia
Tudo vira, até a Lua
*
E nos teus olhos amor
Quando o luar os altera
Os meus se encandeiam
E eu já não sou quem era
*
Lá minha aldeia…
João Linhares Barbosa
*
Lá porque tens cinco pedras
Num anel de estimação
Agora falas comigo
Com cinco pedras na mão
*
Enquanto nesses brilhantes
Tens soberba e tens vaidade,
Eu tenho as pedras da rua
Para passear à vontade
*
Pobre de mim não sabia
Que o teu olhar sedutor
Não errava a pontaria
Como a pedra do pastor
*
Mas não passes sorridente
Ao lardear satisfeito,
Pois hei-de chamar-te à pedra
Pelo mal que me tens feito
*
E hás-de ficar convencido
Da afirmação consagrada:
Quem tem telhados de vidro
Não deve andar à pedrada
António Quintero / Rafael León
Manuel López-Quiroga
*
Qué razon ténia
La pena traidora
Que el niño sufriera
Por la salvaora
*
Diechiocho años
Tien mi criatura
Y yo no me extraño
De tanta loucura
*
Eres tan hermosa
Como el firmamento
Lástima que tengas
Malos pensamientos
*
Quién te puso salvaora
Qué poço te conocia
El que de ti se enamora
Se pierde pa’toa la vida
*
Tengo a mi niño embrujado
Por culpa de tu querer
Si yo no fora casado
Contigo me iba a perder
*
Dios mio que pena más grande
El alma me llora
A ver cuando suena la hora
Que las intenciones
Se le vuelvan buenas
Ay, ay, ay a la salvaora
Jamme a vedere 'nterr'a la rena
Mentre ca spanzia la luna chiena,
Ch'è notte e pare fosse mattina
A li piscature de Margellina,
Che te cumbinano, friccicarella,
La tarantella, la tarantella
Che te cumbinano, friccicarella,
La tarantella, la tarantella
*
E teretùppete - ttùppete – ttùppete…
*
N'ommo e na femmena 'mmiezo se fanno
A fá rociello la gente stanno
Ma co' malizia, lo pescatore,
Mentre ch'abballa sa fá ll'ammore
Non è soltanto pazziarella
La tarantella, la tarantella
Non è soltanto pazziarella
La tarantella, la tarantella
*
E teretùppete - ttùppete – ttùppete…
*
Isso la 'nvita, chella è scornosa,
Po' fa la spruceta, po' fa la gelosa,
Po' nc'è ll'appicceco, 'nguerra se stace
Po' s'addenocchiano, po' fanno pace
Tutta specifica, políta e bella,
La tarantella, la tarantella
Tutta specifica, políta e bella,
La tarantella, la tarantella...
*
E teretùppete - ttùppete – ttùppete…
*
Ah, vorria essere no marinaro
E chillo spasso, ch'è tanto caro,
'mmiez'a 'sta chiaja, ch'è 'no piacere,
Nce pigliarríamo tutte le ssere
Po' vedarrisse si nun è bella,
La tarantella, la tarantella!...
Po' vedarrisse si nun è bella,
La tarantella, la tarantella!...
*
E teretùppete - ttùppete – ttùppete….
Inventa quello che vuoi
Per farci ridere un po'
Inventa pure dicci, dicci perché…
*
Quello che adesso dirò
Per farvi ridere un po'
Non é invenzione
Ma é la verità
Da quando il giorno
Non é più il giorno
Da quando il sole
Non é più sole
da quando l'alba si e' fatta strana
ho perduto la tramontana
Da quando il vento
Mi ha sussurrato
Che lei va in giro col carro armato
Da quando ho visto
Che fa l'indiana
Ho perduto la tramontana
L'ho perduta seguendo lei
*
E adesso cosa dirai
Per farci ridere un po'
Che cosa inventi
Dicci, dicci perché…
*
Quello che adesso dirò
Per farvi ridere un po'
Non é invenzione
Ma é la verità
Da quando Eva mangiò la mela
Ha combinato dei grossi guai
Ma se aspettava una settimana
Non perdeva la tramontana
Invece io son qui che soffro
Son qui che lotto
Tra il bene e il male
E per il filo di quella lana
Ho perduto la tramontana
L'ho perduta seguendo lei
*
E adesso cosa dirai
Per farci ridere un po'
Che cosa inventi
Dicci, dicci perché….
*
Quello che adesso dirò
Per farvi ridere un po'
Non e' invenzione ma e' la verità
Se tutti voi mi prendete in giro
Conosco tutte le vostre donne
E non é detto che per Giuliana
Io non perdo la tramontana
Mi piaccion nere mi piaccion bionde
Mi piaccion tutte le donne al mondo
E per il pizzo di una sottana
Perdo sempre la tramontana
L'ho perduta e la perderò
Mi piaccion nere mi piaccion bionde
Mi piaccion tutte le donne al mondo
E per il pizzo di una sottana
Perdo sempre la tramontana
L'ho perduta e la perderò.
Norberto Araújo
Raul Ferrão
*
Vai de corações ao alto nasce a lua
E a Marcha segue contente
As pedrinhas de basalto cá da rua
Nem sentem passar a gente
*
Olha o Castelo velhinho que é coroa
Desta Lisboa sem par
Abram rapazes caminho
Que passa a velha Lisboa
Que vai a Alfama passar
*
Lá vai Lisboa
Com a saia cor de mar
Cada bairro é um noivo
Que com ela vai casar
Lá vai Lisboa
Com seu arquinho e balão,
Com cantiguinhas na boca
E amor no coração
*
Bairro novo, bairro velho, gente boa
Em casa não há quem fique
Vai na Marcha todo o povo de Lisboa
Da Graça a Campo de Ourique
*
Olha o Castelo velhinho, que é coroa
Desta Lisboa sem par
Abram rapazes caminho
Que passa a velha Lisboa
Que vai a Alfama passar
Paio Gomes Charinho
(Adaptação de Natália Correia)
Fontes Rocha
*
As flores do meu amigo
Briosas vão no navio
Lá vão as flores
E com elas os meus amores
Foram-se as flores
E com elas os meus amores
As flores do meu amado
Briosas leva-as o vento
Lá vão as flores
E com elas os meus amores
Foram-se as flores
E com elas os meus amores
Briosas vão no navio
Na armada irão seguindo
Lá vão as flores
E com elas os meus amores
Foram-se as flores
E com elas os meus amores
Briosas leva-as o barco
Para lutar no fossado
Lá vão as flores
E com elas os meus amores
Foram-se as flores
E com elas os meus amores
Na armada irão seguindo
Servir meu corpo garrido
Lá vão as flores
E com elas os meus amores
Foram-se as flores
E com elas os meus amores
Para lutar no fossado
Servir meu corpo louvado
Lá vão as flores
E com elas os meus amores
Foram-se as flores
E com elas os meus amores
Marguerite Monnot
Louis Guglielmi
*
Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche`
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens
*
Quand il me prend dans ses bras
Qu'il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
II me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours
Et ça me fait quelque chose
II est entré dans mon coeur
Une part de bonheur
Dont je connais la cause
C'est lui pour moi, moi pour lui
Dans la vie
II me l'a dit l'a juré pour la vie
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens em moi
Mon coeur qui bat
*
Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis les chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir

António Quintero / Rafael León
Manuel López-Quiroga
*
En en café de Levante
entre palmas y alegrías
Cantaba la zarzamora
Se lo pusieron de mote
porque dicen que tenia
los ojos como la mora
*
Le hablo primero a un tratante y olé
Y luego fue de un Marqués
Que la lleno de brillantes y olé
De la cabeza a los pies
*
Decía la gente que si era de hielo
Que si de los hombres se estaba burlando
Hasta que una noche con rabia de celos
A la zarzamora pillaron llorando
*
¿Que tiene la zarzamora
Que a todas horas
Llora que llora por los rincones
Ella que siempre reía
Y presumía de que partía
los corazones?
*
Lleva anillo de casado,
Me vinieron a decir,
Pero ya lo había besado
Y era tarde para mi
Que publiquen mi pecado
Y el pesar que me devora
Y que todos me den de lado
Al saber del querer desgraciado
Que embrujo a la zarzamora

Luís Macedo
*
Desci por não ter mais força
Às águas verdes sem fundo
Mesmo que voltem as forças
Não quero voltar ao mundo
*
Desci por não ter mais força
Até ao fundo das águas
Mesmo que voltem as forças
Não voltarei a ser escrava
*
Desci por não ter mais força
Às águas verdes sem fim
Mesmo que voltem as forças
Não me separo de mim

Amália Rodrigues
Carlos Gonçalves
Maria Laura Xavier de Paiva
Jaime Santos
*
A casinha de nós dois é pequenina
Mesmo em frente da capela
A dois passos uma fonte cristalina
Linda moldura singela
*
É humilde a nossa casa, mas é nossa
Deu-nos Deus esta riqueza
Um burrinho e uma carroça
Uma hortinha viçosa
E a lareira sempre acesa
*
Uma candeia no topo
A ceia feita com mato
Bebemos do mesmo copo
Comemos do mesmo prato
Curiosa a Lua Cheia
À janela vem espreitar
E vê à luz da candeia
Eu e ele a namorar
A nossa casa é um ninho
Pobrezinho, onde há carinho
Alegria pão e vinho
*
Entra o Sol e o luar pelo telhado
Cada um com sua chama
P’ra beijarem o Senhor crucificado
Que está sobre a nossa cama
*
Os pardais em corridinhas pelo chão
Gostam da nossa pobreza
E comem com presunção
As migalhinhas de pão
Que caem da nossa mesa
*
Uma candeia no topo…
David Mourão-Ferreira
Jerónimo Bragança
Joaquim Luís Gomes
*
C’était l’Automne
A Lisbonne
Dans le temps de notre amour
Devant ma porte
Les feuilles mortes
Pleurent toujours
Un oiseau triste
Qui resiste
Aux outrages du passe
C’est l’image
De ma rage
De t’aimer
*
Et l’oiseau chante
Dans l’attente
Du retour de notre amour
Devant ma porte
Les feuilles mortes
Rêvent toujours
Un oiseau triste
Qui resiste
Aux outrages du passe
C’est l’image
De ma rage
De t’aimer
Amália Rodrigues
Fontes Rocha
Lavava no rio, lavava
Gelava-me o frio, gelava
Quando ia ao rio lavar
Passava fome, passava
Chorava também, chorava
Ao ver minha mãe chorar
Cantava também, cantava
Sonhava também, sonhava
E na minha fantasia
Tais coisas fantasiava
Que esquecia que chorava
Que esquecia que sofria
*
Já não vou ao rio lavar
Mas continuo a chorar
Já não sonho o que sonhava
Se já não lavo no rio
Por que me gela este frio
Mais do que então gelava
*
Ai minha mãe, minha mãe
Que saudades desse bem,
Do mal que então conhecia
Dessa fome que eu passava
Do frio que nos gelava
E da minha fantasia
*
Já não temos fome mãe
Mas já não temos também
O desejo de a não ter
Já não sabemos sonhar
Já andamos a enganar
O desejo de morrer
Datin / Vidalin
*
Le monde a commencé dans une fleu
Personne en ce temps là pour le voir
Personne pour comprendre, personne pour savoir
Qu’après cet incendie, quelques grains de poussière
Flotteraient dans le bleu du ciel indifférent
Et que certains peut-être, ils resteraient longtemps
C’était le premier jour du monde
Le premier jour du monde
*
Dans le creux d’un rocher une mousse légére
Devient un arbe vert sous la première pluie
La terre était la terre, il y poussait des fruits
Et quand il a fait nuit dans ce silence énorme
Personne pour compter les étoiles d’argent
Personne qui s’endort sous le ciel du Printemps
C’est le premier jour du monde
Le premier jour du monde
*
Et puis qui sait pourquoi ? Quelque Chose qui vibre
Quelque chose d’étrange presque comme nous
Et comme il fallait vivre cela s’est mis debout
Depuis ce premier jour nous marchons l’un vers l’autre
A travers les saisons, par d’étranges chemins
C’est toi et pas un autre, c’est toi ou ce n’est rien
Et seuls au premier jour du monde
Le premier jour du monde
Francisco Muñoz Acosta
Genaro Monreal Lacosta
*
Vengo del templo de Salomón
Traigo las leys del faraón
Me manda Undivé
Com palabras que conservo en la memoria
Sobre la historia de la raza calé
No me dejes gitanito canastero
Porque te quiero como a nadie querré
Lo mismo que el sol
Lo mismo que el sol
*
Y un lerelereleré
Y un lerele
Y un lerelereleré
Y un lerele
Y un lerelereleré
Y un leré
*
Nunca te caiga la maldición
Porque a los tuyos traigas traición
Que arriba Undivé
Está siempre vigilando los quereres
De tos los pobres de la raza calé
Lo mismito que se funden los metales
En mi sentido se há fundido un querer
Lo mismo que el sol
Lo mismo que el sol
*
Y un lerelereleré …
Luiz de Camões / Alain Oulman
David Mourão-Ferreira
Pedro Rodrigues
*
Fui à praia e vi nos limos
A nossa vida enredada
Ó meu amor se fugimos
Ninguém saberá de nada
*
Na esquina de cada rua
Uma sombra nos espreita
E nos olhares se insinua
De repente uma suspeita
*
Fui ao campo e vi os ramos
Decepados e torcidos
Ó meu amor se ficamos
Pobres dos nossos sentidos
*
Em tudo vejo fronteira
Fronteiras ao nosso amor
Longe daqui onde queiras
A vida será maior
Nem as esperanças do céu
Me conseguem demover
Este amor é teu e meu
Só na terra o queremos ter
Carlos Dias
Fernando dos Santos
*
Lisboa
Andou de lado em lado
Foi ver uma toirada,
Depois bailou, bebeu
Lisboa
Ouviu cantar o fado
Rompia a madrugada
Quando ela adormeceu
*
Lisboa não parou a noite inteira
Boémia, estouvanada,
Mas bairrista
Foi à sardinha assada
Lá na feira
E à segunda sessão
De uma revista
*
Dali p’ró Bairro Alto enfim galgou
No céu a lua cheia refulgia
Ouviu cantar o fado
E então sonhou
Que era saudade
Aquela voz que ouvia
José Galhardo
Raul Portela
*
Lisboa velha cidade
Cheia de encanto e beleza
Sempre a sorrir tão formosa
E no vestir, sempre airosa
O branco véu da saudade
Cobre o teu rosto linda princesa
*
Olhai senhores,
Esta Lisboa d'outras eras
Dos cinco réis
Das esperas
E das toiradas reais
Das festas
Das seculares procissões
Dos populares pregões matinais
Que já não voltam mais
Hermenegildo de Figueiredo
Jenny Telles
Lisboa minha cidade
Tão airosa e tão bonita
Outra igual eu nunca vi
Sinto a tua mocidade
Cada vez és mais catita
E mais eu gosto de ti
Apesar de tão velhinha
És cada dia mais nova
Tens mais cor nos teus recantos
Lisboa cidade minha
Aqui tens mais uma trova
A cantar os teus encantos
*
Lisboa, Lisboa
Vamos lá cantar
Esta Marcha ecoa
Na rua ao passar
Mouraria passa
Bica e Madragoa
Alfama e a Graça
Por toda a Lisboa
*
Tens um Castelo altaneiro
Que é a tua sentinela
Desde o Rei conquistador
Tens a Sé, tens o Mosteiro
Tens a graça da viela
Sempre à espera de um pintor
*
S. Vicente te abençoa
Santo António te acarinha
E roga a Deus que te ajude
Vela por ti ó Lisboa
Lá na sua capelinha
A Senhora da Saúde
*
Lisboa, Lisboa
Vamos lá cantar…
António Vilar da Costa / Nóbrega e Sousa
António Vilar da Costa / Nóbrega e Sousa
*
Aníbal Nazré / Ferrer Trindade
José Galhardo / Raul Ferrão
*
Não namores os franceses
Menina Lisboa
Portugal é meigo às vezes
Mas certas coisas não perdoa
*
Vê-te bem no espelho
Desse honrado velho
Que o seu belo exemplo atrai
Vai, segue o seu leal conselho
Não dês desgostos aoeu pai
*
Lisboa não sejas francesa
Com toda a certeza
Não vair feliz
Lisboa que ideia daninha
Vaidosa, alfacinha
Casar com Paris
Lisboa tens cá namorados
Que dizem coitados
Com as almas na voz
Lisboa não sejas francesa
Tu és portuguesa
Tu és só p'ra nós
*
Tens amor às lindas fardas
Menina Lisboa
Vê lá bem p'ra quem te guardas
Donzela sem recato enjoa
*
Tens aí tenentes
Bravos e valentes
Nados e criados cá
Vá, tenha modos mais decentes
Menina caprichosa e má
*
Lisboa não sejas francesa...
António José
Ferrer Trindade
*
Nessa janela
De águas furtadas
Há trepadeiras
Entrelaçadas
E dentro delas
Lá está Lisboa
Olhando o Tejo
No altar da Madragoa
*
Mas à noitinha
Está combinado
Andar sozinha
Com o seu Fado
Se desce à rua
Já não se importa
Que até a Lua
Veja o Fado
À sua porta
*
Dizem que o Tejo
É teu namorado
E todos sabemos
Que és noiva do Fado
Mas não te cases
Com um só depois
O melhor que fazes
É namorar com os dois
*
Neste noivado
Entre vizinhos
Não há pecado
Pois são velhinhos
Mas tu Lisboa
Toda te enfeitas
E eu até vejo
Os olhares que lhe deitas
*
Tens um costume
Que eu tanto invejo
Fazer ciúme
Ao pobre Tejo
Quando apareces
Com o teu Fado
Nunca te esqueces
De levar xaile franjado
*
Dizem que o Tejo
É teu namorado…

Sóngo n'ommo d'alta sfera,
trallarillirera, trallarillirera...
só' dottore de valore,
trallarillirera, trallarillirá...
*
Diciarraje, si tu mme siente,
che grand'ommo è chisto ccá!
Stó' a lo Muolo e tiro diente,
trallarillirera, trallarillirá!
*
Tengo ll'arte e la manera,
trallarillirera, trallarillirera...
sóngo strutto, saccio tutto,
trallarillirera, trallarillirá...
*
Chist'anguento ve conzola,
ogne male fa passá...
Ve fa créscere la mola,
trallarillirera, trallarillirá!
*
Medicina, antica e vera,
trallarillirera, trallarillirera...
Chi lo vede, non lo crede,
trallarillirera, trallarillirá...
*
Cinche solde...ma ch'è stato?!
Pecché ognuno se ne va?!
Gué, lo prezzo ha spaventato...
trallarillirera, trallarillirá!
Jerome Kern / Ira Gershwin
*
Long ago and far away,
I dreamed a dream one day
And now that dream
is here beside me
Long the skies were overcast
but now the clouds have passed
You're here at last
*
Chills run up and down my spine,
Aladdin's lamp is mine
The dream I dreamed
was not denied me
Just one look and then I knew
That all I longed for
long ago was you
Hernâni Correia
Arlindo de Carvalho
*
Em sonho lá vou de fugida,
Tão longe daqui, tão longe
É triste viver tendo a vida,
Tão longe daqui, tão longe
*
Mais triste será quem não sofre,
Do amor a prisão sem grades
No meu coração há um cofre,
Com jóias que são saudades
*
Tenho o meu amor para além do rio,
E eu cá deste lado cheinha de frio
Tenho o meu amor para além do mar,
E tantos abraços e beijos p’ra dar
*
Ó bem que me dá mil cuidados,
Tão longe daqui, tão longe.
A lua me leva recados,
Tão longe daqui, tão longe
*
Quem me dera ir céu adiante,
Correndo veloz no vento
Ter asas chegar num instante,
Onde está meu pensamento
*
Tenho o meu amor para além do rio,
E eu cá deste lado cheinha de frio
Tenho o meu amor para além do mar,
E tantos abraços e beijos p’ra dar
E tantos abraços e beijos p’ra dar
*
Tenho o meu amor para além do mar

Ramón Perolló y Ródenas
Juan Mostazo Morales
*
Ya se ocultó la luna
Luna lunera
Ya ha abierto su ventana
La piconera, la piconera, mare
Y el piconero
Va a la sierra cantando
Com el lucero, com el lucero
*
Ya viene el dia, ya viene mare
Alumbrando sus claras los olivares
Ay, que me diga que si
Ay, que me diga que no
Como no la há querio ninguno
La quiero yo
Mi piconera, como el picón
Por tu culpa, culpita, yo tengo
Negro, negrito, mi corazón
*
Faja de seda lleva mi piconera
Y un marsellés bordao
De terciopelo
De terciopelo, mare
Y en el sombrero
Una cinta que dice
“Por ti me muero, por ti me muero”
*
Ya viene el dia, ya viene mare

Lua, luar
Vai dizer ao meu amor
P’ra vir cá ó luar
Faz sumana que eu não drumo
Treis meis que eu num posso ir lá
Ó luar
*
Eu sou lá de Piancó
Meu nome certo, eu não sei
Nasci dentro do cangaço
No cangaço me criei
Meu fuzil é minha escola
Meu punhal é minha lei
A macaco não me entrego
No cangaço morrerei
*
Lua, luar
Vai dizer ao meu amor
P’ra vir cá ó luar
Faz sumana que eu não drumo
Treis meis que eu num posso ir lá
Ó luar
*
Me chamam de catingueiro
Cangaceiro e cantador
No gatilho eu sou formado
No repente sou doutor
P’ra homem eu sou valente
Mas p’ra mulé eu não sou
Cabra macho eu dou peixeira
P’ra mulé só dou amor
*
Lua, luar…
Este linho é mourisco
A fita dele namora
Quem aqui não tem amores
Tira o chapéu vá-se embora
*
Ai la ri la ai ló lela ai
La ri la laró, meu bem
Regala-te o meu amor
Regala-te e passa bem
*
O minha mãe dos trabalhos
para quem trabalho eu
trabalho mato meu corpo
não tenho nada de meu
Ai la ri la ai ló lela ai
La ri la laró, meu bem
Regala-te o meu amor
Regala-te e passa bem
Eu soube num sonho
Que aí com Simão
Jantáveis oh Cristo
De faces radiosas
E trago-vos bálsamos
Trago-vos rosas
E trago mil beijos
De límpida unção
*
Deixai que estas lágrimas
Tão dolorosas
Vos verta nos pés
Que iluminam o chão
Esses pés de marfim
Que me enchem
De Santa e fermente paixão
E lembram as bases
Do meigo jasmim
*
Quero eterno amor
Quero eterno amor
O amor sem vergonha
Sem treva e sem fim
Sem treva e sem fim
Jesus Nazareno
Meu Sol, meu Senhor
Jesus Nazareno
Meu Sol, meu Senhor
*
Oh Cristo!!!
E deixai que esses pés vos alague
De prantos assim
Talvez que este choro
Os meus crimes apague
Talvez que esta dor
Meus remorsos esmague
Talvez que esta angustia
Me faça um jardim
*
Que eu chore
Que eu gema
Numa dor sem fim
Aos pés de quem fez
Da virtude um poema
Da virtude um poema
Deixai que eu enxugue
Com estes cabelos
Os pés já banhados
Por dor tão suprema
*
E bálsamos verta
Talvez porque tema
Que os prantos vos firam
Os pés com seus gelos
Com sua postema
E amarga paixão
Oh Cristo!!!
Oh Vidente!!!
De meigos anelos
Jesus Nazareno
Perdão e perdão
David Mourão-Ferreira
Alain Oulmã
Bernardim Ribeiro
Alain Oulman
*
Mudei terra, mudei vida
Mudei paixão em paixão
Vi a alma de mim partida
Nunca de meu coração
Vi minha dor despedida
E eu, mal-aventurado
Morro-me andando assim
Entre cuidado e cuidado
*
Eu morrera e acabara
E meu mal fora acabado
Não vira tal perdição
De mim e de tanta coisa
Perdido tudo em vão
Porque a paixão não repousa
Em outra maior paixão
*
Oh quem bem-aventurado
Fora já se me matara
Minha dor e meu cuidado
Armando Vieira Pinto
Alfredo Marceneiro
(Fado Cravo)
*
Que destino ou maldição
Manda em nós, meu coração,
Um do outro assim perdidos
Somos dois gritos calados
Dois fados desencontrados
Dois amantes desunidos
*
Por ti sofro e vou morrendo
Não te encontro, nem te entendo
Amo e odeio sem razão
Coração quando te cansas
Das nossas mortas esperanças
Quando paras coração
*
Nesta luta, esta agonia
Canto e choro de alegria
Sou feliz e desgraçada
Que sina a tua meu peito
Que nunca estás satisfeito
Que dás tudo e não tens nada
*
Ah gelada solidão
Que tu me dás coração
Não é vida, nem é morte
É lucidez, desatino
De ler no próprio destino
Sem poder mudar-lhe a sorte
Oh malhão, malhão
Que vida é a tua
Comer e beber
Ai de rim, tim, tim
Passear na rua
*
Oh malhão, malhão
Quem te deu as meias
Foi o caixeirinho
Ai de rim, tim, tim
O das pernas feias
*
Oh malhão, malhão
Quem te deu as botas
Foi o caixeirinho
Ai de rim, tim, tim
O das pernas tortas
*
Oh malhão, malhão
Oh Margaridinha
Eras do teu pai
Ai de rim, tim, tim
Mas agora és minha
Ai, ai, ai quem é que nos acode
Quem é que nos há-de acudir
As pulgas, são tantas, são tantas
As pulgas
Já não nos deixam dormir
Já não nos deixam dormir
Já não sequer descansar
As pulgas são tantas, são tantas
As pulgas
Não se deixam apanhar
São tantas, as pulgas, as pulgas
Às tantas, não se deixam agarrar
Ai malditas pulgas
Malditas pulguinhas
São como as más línguas
Das nossas vizinhas
A rogarem pragas
Sempre às janelinhas
Malditas pulguinhas
Ai malditas pulgas
Malditas pulguinhas
São como os rapazes
De falas mansinhas
A arrastar a asa
Às rapariguinhas
Malditas pulguinhas
Ai, ai, ai quem é que nos acode
Quem é que nos há-de acudir
As pulgas, são tantas, são tantas
As pulgas
Já não nos deixam dormir
Já não nos deixam dormir
Já não sequer descansar
As pulgas são tantas, são tantas
As pulgas
Não se deixam apanhar
São tantas, as pulgas, as pulgas
Às tantas, não se deixam agarrar
Ai malditas pulgas
Malditas pulguinhas
São como um sapato
Cheio de pedrinhas
Que nos faz andar
A suar estopinhas
Malditas pulguinhas
Ai malditas pulgas
Malditas pulguinhas
São como as amigas
Cheias de entrelinhas
A meter o bico
Nas nossas vidinhas
Não são cá das minhas

Oh malhão triste malhão
Oh malhão triste malhão
Oh lindinho
Triste vida te hei-de dar
Não hei-de casar contigo
Não hei-de casar contigo
Oh lindinho
Nem te hei-de deixar casar
*
Oh malhão triste malhão
Oh malhão triste malhão
És tão linda
Oh malhão triste coitado
Por causa de ti malhão
Por causa de ti malhão
Ai lindinha
Ando triste, apaixonado
*
Oh minha menina
Não vale chorar
Hás-de ter amores
Sabê-los amar
*
Uma duas três e vira
Uma duas três e vira
Ai que lindo
Viva quem dança o malhão
Viva quem há-de subir
Viva quem há-de subir
Ai que lindo
De alferes a capitão
*
Ai minha menina
Eu hei-de te amar
Quando o trovisquinho
Deixar de amargar
Oh malhão, triste malhão
Ai, malhão triste malhão
Oh malhão triste coitado
Por ti eu suspiro,
Eu por ti dou ais
Por ti eu não vou
Suspirar jamais
Oh malhão triste coitado
Por causa de ti malhão
Ando triste, apaixonada
Por ti eu suspiro,
Eu por ti dou ais
Por ti eu não vou
Suspirar jamais
O malhão quando morreu
O malhão quando morreu
Deixou escrito na escritura
Por ti eu suspiro,
Eu por ti dou ais
Por ti eu não vou
Suspirar jamais
Deixou dito na escritura
Que lhe forrasse o caixão
Com pano de pouca dura
Por ti eu suspiro,
Eu por ti dou ais
Por ti eu não vou
Suspirar jamais
P’ra onde vais toda lampeira
Morena de olhos travessos
P’ra onde vais toda lampeira
Ai, malhão, malhão
P’ra onde vais toda lampeira
Tão depressa e coradinha
Toda cheia de chieira
*
Isto é do pó da eira
Chamaste-me moreninha
Isto é do pó da eira
Ai, malhão, malhão
Isto é do pó da eira
Hás-de me ver ao Domingo
Como a rosa na roseira
*
Põe-te em lugar que te eu veja
Se fores Domingo à missa
Põe-te em lugar que te eu veja
Ai, malhão, malhão
Põe-te em lugar que te eu veja
Não faças andar meus olhos
A bailar pela Igreja
*
Hei-de ir à missa do dia
Para o Domingo que vem
Hei-de ir à missa do dia
Ai, malhão, malhão
Hei-de ir à missa do dia
Para ver o meu amor
À porta da sacristia
Oh malmequer mentiroso
O malmequer pequenino
Disse um dia à linda rosa
Por te fazerem rainha
Não sejas tão orgulhosa
*
Papoilas que o vento agita
Não me canso de vos ver
Há lá coisa mais bonita
Que ser simples sem saber
*
Por te amar pedi a Deus
Por teu amor me perdi
Agora vejo-me só
Sem Deus, sem amor, sem ti
*
Aquela mulher pecou
Por amor se fez fadista
Tão longe o fado a levou
Que Deus a perdeu de vista
Se os meus tristes ais voassem
Ó Mané Chiné
Daria mil cada hora
Bá di banda
Di banda é que é
Bá di banda
Ó Mané Chiné
*
Iriam bater no peito
Ó Mané Chiné
De quem me lembrou agora
Bá di banda
Di banda é que é
Bá di banda
Ó Mané Chiné
*
Anda cá meu preto, preto
Ó Mané Chiné
Meu queimadinho do Sol
Bá di banda
Di banda é que é
Bá di banda
Ó Mané Chiné
*
Quanto mais preto, mais firme
Ó Mané Chiné
Quanto mais firme, melhor
Bá di banda
Di banda é que é
Bá di banda
Ó Mané Chiné
*
Anda cá meu preto, preto
Ó Mané Chiné
Meu queimadinho do Sol
Bá di banda
Di banda é que é
Bá di banda
Ó Mané Chiné
Eduardo Damas
Manuel Paião
*
Olhem p’ra Marcha da Graça
Que é o trono de Lisboa
Vejam como vai airosa
Com ar de menina boa
*
Dizem que é namoradeira
Quem tem mais dum namorado
O Rossio ali em baixo
Ai ali em baixo
E o Castelo ali ao lado
*
Cá vai a Marcha da Graça
Que tem graça quando passa
E tem raça ao marchar
E lá no alto apregoa
E ecoa, como é boa
A Lisboa ao cantar
*
Cá vai a Marcha da Graça
Que tem graça quando passa
E tem raça ao marchar
E lá no alto apregoa
E ecoa, como é boa
A Lisboa ao cantar
*
Ai, ai, ai
Vai a Graça a passar
Ai, ai, ai
Vai a Graça a passar
*
Olhem p’ra Marcha da Graça
Como vai feliz, contente
Com o Monte a olhar p’ra ela
E a bênção de São Vicente
*
Leva arcos enfeitados
Mostra balões a quem passa
E dá ainda mais voltas
Ainda mais voltas
Do que o Caracol da Graça
*
Cá vai a Marcha da Graça…
Frederico de Brito
Raul Ferrão
*
Mouraria garrida
Muito sacudida
Muito requebrada
Com o seu todo galdério
Seu ar de mistério
De moira encantada
*
É como livro de novela
Onde o amor é curto
E o ciúme impera
Ao abrir de uma janela
Aparece o vulto
Daquela Severa
*
A Marcha da Mouraria
Tem o seu quê de bairrista
Certos laivos de alegria
É a mais boémia
É a mais fadista
*
Anda toda engraçada
De saia engomada
Blusinha de chita
É franzina, pequena
Gaiata morena
Cigana e bonita
*
Tem a guitarra p’ra gemer
Um amor submisso
Que nunca atraiçoa
Este bairro deve ser
‘inda o mais castiço
Da nossa Lisboa
*
A Marcha da Mouraria…

Frederico de Brito
Pereira Coelho
Raul Ferrão
*
Não há ninguém que destrua
Este amor que nos abrasa
Cada um gosta da rua
Onde tem a sua casa
*
Quem na minha Alfama passa
Vê-a toda embandeirada
Porque o São João da Praça
Porque o São João da Praça
Assentou praça na armada
*
No alto mar,
Fomos nós sempre os primeiros
Com Alfama a palpitar
Em fardas de marinheiros
Porque afinal
Foi destas pobres vielas
Que saiu o Portugal
Que embarcou nas caravelas
*
Quem quiser beijinhos pede-os
Quem não pede é porque é mudo
Vá à rua dos remédios
Que há remédio para tudo
*
Meu amor, amou sem fé
Deixou-me por coisa pouca
Mora nas Cruzes da Sé
Mora nas Cruzes da Sé
E eu faço cruzes na boca
*
No alto mar…
Frederico de Brito
Raul Ferrão
Ah raparigas
Isto agora é andarmos p’ra frente
Saltem cantigas aos molhos
Sorriso nos olhos
E coração quente
Cá vai Benfica
E quem fica, não vai com certeza
Ser alegre é que é preciso
Pois quem tem o riso
Tem sempre beleza
Olha a Marcha de Benfica
Qual saloia cantadeira
Que entra na festa contente
Ai ninguém fica
Sem cantar a vida inteira
Ouvindo a Marcha
Da nossa gente
Haja alegria
A alegria é um bem que se abraça
Um desejo, uma quimera
Um riso que espera
A Marcha que passa
Vá por Benfica
Tudo alegre e contente
P’ra dança
Há sempre um riso suspenso
Um tesouro imenso
Que nos vem da herança
*
Olha a Marcha de Benfica…
Frederico de Brito
Raul Portela
*
Quando eu passo nos terreiros
O teu amor não me quadra
É que eu tenho medo
Das más acções
Pois os teus olhos brejeiros
Andam na Feira da Ladra
Diz toda a gente
Que são ladrões
*
A Marcha de São Vicente
Alegra a gente, quando passar
Pois parece que atordoa
Toda a Lisboa
Que a ouve cantar
Acendeu aquela chama
Que torna os bravos em imortais
Não vive só da antiga fama
Pois São Vicente é muito mais
*
Quem puder vir com a gente
Há-de trazer um balão
Um arco enfeitado
E saber marchar
Vai pedir a São Vicente
Ele não lhe diz que não
E então vem na Marcha
Sempre a cantar
*
A Marcha de São Vicente…
César de Oliveira
Augusto Ramos
Carlos Dias
*
Quando o Sol sorri sobre Lisboa
Logo o Alto Pina vai beijar
E saudar a gente boa
Que parte p’ra trabalhar
*
Mas a noite chega e surge a Lua
P’ra ‘nimar os bailaricos
Toda a gente vem p’ra rua
E no ar flutua, cheiro a manjerico
*
Aqui vai o Alto Pina
E ninguém lhe ensina
A ser mais popular
Trás na boca essas cantigas
Que as raparigas
Tanto gostam de cantar
*
Pula a fogueira num salto
P’ra manter a tradição
Um balão
O nosso bairro ilumina
Erguido no alto
No Alto do Pina
*
Vamos lá cantar deixem o resto
Venham cá ao bairro para o ver
É pitoresco e modesto
Mas alfacinha a valer
*
Alegre cantando a Marcha passa
Airosa, fresca e ladina
Mostrando bem toda a raça
Que leve esvoaça no Alto do Pina
*
Aqui vai o Alto Pina
Norberto de Araújo
Raul Ferrão
Toda a cidade flutua
No mar da minha canção
Passeiam na rua,
Pedaços de lua
Que caem do meu balão
*
Deixem Lisboa folgar
Não há mal que me arrefeça
A rir, a cantar, cabeça no ar
Eu hoje perco a cabeça
*
Lisboa nasceu,
Pertinho do céu
Toda embalada na fé
Lavou-se no rio,
Ai, ai, ai menina
Foi baptizada na Sé
*
Já se fez mulher
E hoje o que ela quer
É trovar e dar ao pé
Anda em desvario
Ai, ai, ai menina
Mas que linda que ela é
*
Dizem que eu velhinha sou
Há oito séculos nascida
Nessa é que eu não vou,
Por mim não passou
Nem a , nem a vida
*
O Pajem me fez um fado
Um vali me leu a sina
Não ter namorado,
Nem dor, nem cuidado
E ficar sempre menina
*
Lisboa nasceu …