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Grazie Flavio Galvan Rotelli dal testo in italiano
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Je vous remercie Susana Metello le texte en francais
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Amália

Amália

***

José Galhardo / Frederico Valério

***

Amália

Quis Deus que fosse o teu nome

Amália

Acho-lhe um jeito engraçado

Bem nosso e popular

Quando oiço alguém gritar

Amália

Canta-me um Fado

Amália

Esta palavra ensinou-me

Amália

Tu tens na vida que amar

São ordens do Senhor

E Amália sem amor

Não liga, tens de gostar

E como até morrer

Amar é padecer

Amália

Chora a cantar!


quinta-feira, 10 de Dezembro de 2009

Job

Luís de Macedo

*

Sinto na minh’alma o frio

Das pedras que me atiraram

Tenho o coração vazio

E as próprias veias secaram

*

Sinto em meus dentes o travo

De fruta verde colhida

Tenho o coração amargo

De tanta esperança perdida


L'important c'est la rose


Louis Amade

Gilbert Bécaud

*

Toi qui marches dans le vent

Seul dans la trop grande ville

Avec le cafard tranquille du passant

Toi qu’elle a laissé tomber

Pour courir vers d’autres lunes

Pour courir d’autres fortunes

L’important…

*

L’important c’est la rose l’important

C’est la rose l’important

C’est la rose crois-moi

*

Toi qui cherches quelque argent

Pour te boucler la semaine

Dans la ville tu promènes ton ballant

Cascadeur, soleil couchant

Tu passes devant les banques

Si tu n’es que saltimbanque

L’important…

*

L’important c’est la rose l’important

C’est la rose límportant

C’est la rose crois-moi

*

Toi petit que tes parents

Ont laissé seul sur la aterre

Petit oiseau sans lumière, sans printemps

Dans ta veste de drap blanc

Il fait froid comme en Bohème

T’as le Coeur comme en carême

Et pourtant…

*

L’important c’est la rose l’important

C’est la rose l’importan

C’est la rose crois moi

*

Toi pour qui, donnant-donnant

J’ai chanté ces quelques lignes

Comme pour te faire un signe en passant

Dis à ton tour maintenant

Que la vie n’a d’importance

Que par une fleur qui danse

Sur le temps…

*

L’important c’est la rose l’important

C’est la rose l’important

C’est la rose croi-moi

La bella gigogin

Letra popular

Música: Paulo Giorza

*

E la bella Gigogin

Utrulille-lerillellera

La va a spass col so gingin

Utrulille- lerillelà

*

La va , la va, la va a la finestra

L’è tutta, l’è tutta incipriada

La dis, la dis, la dis che l’è malada

Per non, per non, per non mangiar polenta

Bisogna, bisogna, bisogna aver pazienza

Lassala, lassala, lassala maridà.

*

E zum zum ….

Con quel mazzolin de’ fiori,

Con quel mazzolin la va.

A quindici anni facevo all’amore

Daghela avanti un passo

Delizia del mio cuore.

*

A sedici anni mi sono maritata

Daghela avanti un passo

Delizia del mio cuore.

A diciassette mi sono spartita

Daghela avanti un passo

Delizia del mio cuor.

*

E zum zum ….

Con quel mazzolin de’ fiori,

Con quel mazzolin la va.

E la bella Gigogin

Utrulille-lerillellera

La va a spass col so gingin

Utrulille- lerillelà

La cama de piedra

Cuco Chavez

*

De piedra ha de ser la cama

De piedra la cabecera

La mujer que a mi me quiera

Me ha de querer de a de veras

*

Ay, ay, corazón por qué no amas

*

Subi a la sala del crimen

Le pregunté al presidente

Que si es delito el quererte

Que me sentencien a muerte

*

Ay, ay, corazón por qué no amas

*

El dia en que a mi me maten

Que sea de cinco balazos

Y estar cerquita de ti

Para morir en tus brazos

*

Ay, ay, corazón por qué no amas

*

Por caja quiero un sarape

Por cruz mis dobles cananas

Y escriban sobre mi tumba

Mi último adiós con mil balas

*

Ay, ay, corazón por qué no amas


quarta-feira, 9 de Dezembro de 2009

La casa in via del campo

Alberto Janes / R. Arnaldi

*

C’era sempre una canzone per voi

Un bicchiere e due risate con noi

Nella casa in via del Campo

Dove dolce andava il tempo

Dove ho riso, amato, e tante volte pianto

Ci scaldavano le ore

Qualche volta in fondo al cuore

Rimaneva un’ombra triste di rimpianto

Nostalgia di non poter guardare il sole

Nella casa in via del Campo

*

Han riaperto le finestre quel dì

Le risate son volate lontano

Una ditta di trasporti

Per coloro che son morti

Con le insegne bianche e oro: terzo piano

Dove son le tende a fiori,

Delle lampade i colori

I capelli di Maria , le sue mani

Si direbbe ormai finito tutto quanto

Nella casa in via del Campo

*

Una notte son tornata però,

Mi pareva di sentire come allora

Quelle voci rider forte

Un dischiudersi di porte

Quattro note di chitarra; cose morte

Ho cercato lungo e invano

Quella luce al terzo piano

Quella donna che sapeva anche amare

Ve l’ho detto è finito tutto quanto

Nella casa in via del Campo

*

Non ho pianto i mie vent’anni, e poi

Tante volte abbiamo pianto anche noi,

Ma potevano lasciare

Tutto quanto riposare

Ora che non si potrà mai più cantare

Io l’ho detto a Maria:

Vieni a bere vecchia mia

Un bicchiere per poter dimenticare

Tanto vedi è finito tutto quanto

Nella casa in via del Campo

Tanto vedi è finito tutto quanto

Nella casa in via del Campo


La femme du berger

Roger Lucchesi / Jacques Plante

*

Un village à fleur de roche

Quatre murs vêtus de lierre

Des broussailles qui s’accrochent

Quelque chèvres familières

Ma maison est isolée

Tout au fond de la vallée

Celui qui m’a pour compagne

Est berger dans la montagne

Il chante sa peine

Au grand troupeau qu’il mène

Je l’attends dans ma demeure

Lentement passent les heures

Que sont longues les semaines

Si loin de celui que j’aime

*

Il descendrait vers la plaine

A la saison finissante

Avec sa cape de laine

Et sa chienne bondissante

Pour rejoindre sa compagne

Il quittera sa montagne

Que sont longues les semaines

Si loin de celui que j’aime

*

Avec du cœur à l’ouvrage

Pas besoin d’être bien riche

Pour trouver dans les parages

Quatre pieds de terre en friche

Quand il taillera sa vigne

De loin je lui ferai signe

Plus ne serai solitaire

Je l’aurai la vie entière

Il chante, son rêve

Dans l’aube qui se lève

Que la Vierge l’accompagne

Dans les sentiers des montagnes

Que sont longues les semaines

Si loin de celui que j’aime.


La, la, la

Ramón Arcusa

Manuel de la Calva

*

Yo canto a la mañana

Que ve mi juventud

Y al sol que día a día

Nos trae nueva inquietud

*

Todo en la vida es

Como una canción

Que cantan cuando naces

Y también en el adiós

*

La la la la la la la la la la...

La la la la la la la la...

La la la la la la la la la la...

La la la la la la la...

*

Le canto a mi madre

Que dio vida a mi ser

Le canto a la tierra

Que me ha visto crecer

*

Y canto al día en que

Sentí el amor

Andando por la vida

Aprendí esta canción

*

La la la la la la la la la la...

La la la la la la la la...

La la la la la la la la la la...

La la la la la la la la...

La maison sur le port


Alberto Janes

Pierre Cour

*

Il y avait des chansons, des chansons,

Les hommes venaient y boire et rever

Dans La Maison sur le porte

Où les filles riaient fort

Où le vin faisait chanter, chanter, chanter

Les pêcheurs vous le diront

Ils y venaient sans façon

Avant de partir tirer leurs filets

Ils venaient se réchauffer près de nous

Dans La Maison sur le port

*

Les volets se sont ouverts et depuis

Les rires des filles se sont envolés

Sous un tube de néon

Un fonctionnaire à lorgnons

Est perdu dans ses papiers, vieux papiers

Où sont les rideaux à fleurs

Et les campes de couleurs

Les cheveux de Maria, ses bras nus?

On dirait que tout est morte t bien mort

Dans La Maison sur le port

*

Pourtant je suis revenue une nuit,

J’avais cru qu,on y chantait comme avant,

Mais les couples qui dansaient

N’étaient plus rien à present

Que les ombres du passé, du passé

Vainement j’ai recherché cette filles que j’étais

Qui savait aussi chanter et aimer,

Je vous dis que tout est mort et bien mort

Dans La Maison sur le porte

*

Ce n’est pas sur mes vingt ans que je pleure,

Bien souvent avec les filles j’ai pleuré

Mais on aurait pu laisser

Nos chansons dormer en paix

Nos chansons et nos amours, nos amours

Je l’ai dit à Maria

Et aux filles de lá-bas

Allons boire pour oublier

Un petit marc

Puisque notre coeur est mort et bien mort

Dans La Maison sur le port

Puisque notre coeur est mort et bien mort

Dans La Maison sur le port

La mer est mon amie


Alberto Janes

Pierre Cour


*

L’oiseau pour y dormir

S’est caché dans mon cœur

Pour y dormir s’est caché dans mon cœur …

*

La mer est mon amie et je chante pour elle

Des chansons que le vent emporte loin d’ici

La mer est mon amie et je chante pour elle

Et pour l’oiseau blessé qui revient au pays

Et son cri est le mien

Et son mal est le mien

Non n’oublie pas notre chanson

Si tu entends pleurer la nuit

*

La mer est mon amie et je chante pour elle

Mon cœur est une vague et ne sait pas pourquoi

Il souffre et se déchire et si souvent t’appelle

Et oublie si souvent que tu es loin de moi

Des fois et j’ai mal et je pleure et j’ai mal

Non n’oublie pas notre chanson

Si tu entends pleurer la nuit

*

La mer est mon amie et je chante pour elle

Des chansons que le vent emporte dans la nuit

La mer est mon amie et je chante pour elle

Et pour l’oiseau blessé qui revient au pays

Et son cri est le mien

Et son mal est le mien

Non n’oublie pas notre chanson

Si tu entends pleurer la nuit

*

La mer est mon amie et je chante pour elle

L’oiseau pour y dormir s’est caché dans mon cœur

Pour y dormir s’est caché dans mon cœur …

Lá na minha aldeia

Alberto Janes

*

Lá na minha aldeia

Não se vira o vira

A bater o pé

Repara Maria

Que assim como eu faço

É que é

*

Se o vira passou de jeito

É porque o vira dançado

De maneira que o sujeito

Não leva o par agarrado

*

E hoje nas danças modernas

Apertados é tabela

Não se sabe se as pernas

São dele, ou são dela

*

Lá na minha aldeia

Não se dança o vira

A bater o pé

Repara Maria

Que assim como eu faço é que é

*

Nas festas da minha aldeia

Tudo vem dançar p’ra rua

Em noites de Lua cheia

Tudo vira, até a Lua

*

E nos teus olhos amor

Quando o luar os altera

Os meus se encandeiam

E eu já não sou quem era

*

Lá minha aldeia…


Lá porque tens cinco pedras

João Linhares Barbosa

*

Lá porque tens cinco pedras

Num anel de estimação

Agora falas comigo

Com cinco pedras na mão

*

Enquanto nesses brilhantes

Tens soberba e tens vaidade,

Eu tenho as pedras da rua

Para passear à vontade

*

Pobre de mim não sabia

Que o teu olhar sedutor

Não errava a pontaria

Como a pedra do pastor

*

Mas não passes sorridente

Ao lardear satisfeito,

Pois hei-de chamar-te à pedra

Pelo mal que me tens feito

*

E hás-de ficar convencido

Da afirmação consagrada:

Quem tem telhados de vidro

Não deve andar à pedrada

La salvaora

António Quintero / Rafael León

Manuel López-Quiroga

*

Qué razon ténia

La pena traidora

Que el niño sufriera

Por la salvaora

*

Diechiocho años

Tien mi criatura

Y yo no me extraño

De tanta loucura

*

Eres tan hermosa

Como el firmamento

Lástima que tengas

Malos pensamientos

*

Quién te puso salvaora

Qué poço te conocia

El que de ti se enamora

Se pierde pa’toa la vida

*

Tengo a mi niño embrujado

Por culpa de tu querer

Si yo no fora casado

Contigo me iba a perder

*

Dios mio que pena más grande

El alma me llora

A ver cuando suena la hora

Que las intenciones

Se le vuelvan buenas

Ay, ay, ay a la salvaora


La Tarantella

Jamme a vedere 'nterr'a la rena
Mentre ca spanzia la luna chiena,
Ch'è notte e pare fosse mattina
A li piscature de Margellina,
Che te cumbinano, friccicarella,
La tarantella, la tarantella
Che te cumbinano, friccicarella,
La tarantella, la tarantella

*

E teretùppete - ttùppete – ttùppete…
*

N'ommo e na femmena 'mmiezo se fanno
A fá rociello la gente stanno
Ma co' malizia, lo pescatore,
Mentre ch'abballa sa fá ll'ammore
Non è soltanto pazziarella
La tarantella, la tarantella
Non è soltanto pazziarella
La tarantella, la tarantella

*

E teretùppete - ttùppete – ttùppete…

*

Isso la 'nvita, chella è scornosa,
Po' fa la spruceta, po' fa la gelosa,
Po' nc'è ll'appicceco, 'nguerra se stace
Po' s'addenocchiano, po' fanno pace
Tutta specifica, políta e bella,
La tarantella, la tarantella
Tutta specifica, políta e bella,
La tarantella, la tarantella...

*

E teretùppete - ttùppete – ttùppete…

*

Ah, vorria essere no marinaro
E chillo spasso, ch'è tanto caro,
'mmiez'a 'sta chiaja, ch'è 'no piacere,
Nce pigliarríamo tutte le ssere
Po' vedarrisse si nun è bella,
La tarantella, la tarantella!...
Po' vedarrisse si nun è bella,
La tarantella, la tarantella!...

*

E teretùppete - ttùppete – ttùppete….

La Tramontana

Inventa quello che vuoi
Per farci ridere un po'
Inventa pure dicci, dicci perché…

*
Quello che adesso dirò
Per farvi ridere un po'
Non é invenzione
Ma é la verità
Da quando il giorno
Non é più il giorno
Da quando il sole
Non é più sole
da quando l'alba si e' fatta strana
ho perduto la tramontana
Da quando il vento
Mi ha sussurrato
Che lei va in giro col carro armato
Da quando ho visto
Che fa l'indiana
Ho perduto la tramontana
L'ho perduta seguendo lei

*
E adesso cosa dirai
Per farci ridere un po'
Che cosa inventi
Dicci, dicci perché…

*
Quello che adesso dirò
Per farvi ridere un po'
Non é invenzione
Ma é la verità
Da quando Eva mangiò la mela
Ha combinato dei grossi guai
Ma se aspettava una settimana
Non perdeva la tramontana
Invece io son qui che soffro
Son qui che lotto
Tra il bene e il male
E per il filo di quella lana
Ho perduto la tramontana
L'ho perduta seguendo lei

*
E adesso cosa dirai
Per farci ridere un po'
Che cosa inventi
Dicci, dicci perché….

*
Quello che adesso dirò
Per farvi ridere un po'
Non e' invenzione ma e' la verità
Se tutti voi mi prendete in giro
Conosco tutte le vostre donne
E non é detto che per Giuliana
Io non perdo la tramontana
Mi piaccion nere mi piaccion bionde
Mi piaccion tutte le donne al mondo
E per il pizzo di una sottana
Perdo sempre la tramontana
L'ho perduta e la perderò
Mi piaccion nere mi piaccion bionde
Mi piaccion tutte le donne al mondo
E per il pizzo di una sottana
Perdo sempre la tramontana
L'ho perduta e la perderò.

Lá vai Lisboa - Grande Marcha de Lisboa – 1935

Norberto Araújo

Raul Ferrão

*

Vai de corações ao alto nasce a lua
E a Marcha segue contente
As pedrinhas de basalto cá da rua
Nem sentem passar a gente

*
Olha o Castelo velhinho que é coroa
Desta Lisboa sem par
Abram rapazes caminho
Que passa a velha Lisboa
Que vai a Alfama passar
*
Lá vai Lisboa

Com a saia cor de mar
Cada bairro é um noivo

Que com ela vai casar
Lá vai Lisboa

Com seu arquinho e balão,
Com cantiguinhas na boca

E amor no coração

*
Bairro novo, bairro velho, gente boa
Em casa não há quem fique
Vai na Marcha todo o povo de Lisboa
Da Graça a Campo de Ourique

*

Olha o Castelo velhinho, que é coroa
Desta Lisboa sem par
Abram rapazes caminho
Que passa a velha Lisboa
Que vai a Alfama passar


Lá vai Serpa, lá vai Moura

Carlos Augusto Teixeira da Costa

Júlio Teixeira da Costa

*

Lá vai Serpa, lá vai Moura

E Pias fica no meio

Em chegando à minha terra

Ninguém tenha receio

*

Abalei da minha terra

Olhei para trás chorando

Adeus terra da minha alma

Tão longe me vais ficando


Lá vão as flores

Paio Gomes Charinho

(Adaptação de Natália Correia)

Fontes Rocha

*

As flores do meu amigo

Briosas vão no navio

Lá vão as flores

E com elas os meus amores

Foram-se as flores

E com elas os meus amores

*

As flores do meu amado

Briosas leva-as o vento

Lá vão as flores

E com elas os meus amores

Foram-se as flores

E com elas os meus amores

*

Briosas vão no navio

Na armada irão seguindo

Lá vão as flores

E com elas os meus amores

Foram-se as flores

E com elas os meus amores

*

Briosas leva-as o barco

Para lutar no fossado

Lá vão as flores

E com elas os meus amores

Foram-se as flores

E com elas os meus amores

*

Na armada irão seguindo

Servir meu corpo garrido

Lá vão as flores

E com elas os meus amores

Foram-se as flores

E com elas os meus amores

*

Para lutar no fossado

Servir meu corpo louvado

Lá vão as flores

E com elas os meus amores

Foram-se as flores

E com elas os meus amores

terça-feira, 8 de Dezembro de 2009

La vie en rose

Marguerite Monnot

Louis Guglielmi

*

Des yeux qui font baisser les miens

Un rire qui se perd sur sa bouche`

Voilà le portrait sans retouche

De l'homme auquel j'appartiens

*

Quand il me prend dans ses bras

Qu'il me parle tout bas

Je vois la vie en rose

II me dit des mots d'amour

Des mots de tous les jours

Et ça me fait quelque chose

II est entré dans mon coeur

Une part de bonheur

Dont je connais la cause

C'est lui pour moi, moi pour lui

Dans la vie

II me l'a dit l'a juré pour la vie

Et dès que je l'aperçois

Alors je sens em moi

Mon coeur qui bat

*

Des nuits d'amour à plus finir

Un grand bonheur qui prend sa place

Les ennuis les chagrins s'effacent

Heureux, heureux à en mourir

La ville s'eveille



Alberto Janes
Pierre Cour
*
La nuit s’en va avec le jour
Et tout autour
L’ombre s’agite
Malgré son masque de velours
Il va faire jour
Un peu trop vite
Il faut découper les toits
Là-haut et là-bas
A l’encre de Chine
Pour faire un grand chapiteau
Où vont venir danser Pierrot
Et Colombine
*
La ville ouvre ses yeux d’enfant
Des yeux trop grands
Remplis de rêves
Elle ne sait pas s’il faut chanter
Rire ou pleurer
Le jour se lève
La nuit a compris trop tard
Il faut d’un regard
Souffler les chandelles
C’est l’heure d’aller se coucher
Car le rimmel a trop coulé
La ville s’éveille
*
La ville s’éveille dans un cri
J’éteins la nuit
A la plus belle
En oubliant quelques amours
Rêves amours
Adieu les belles
Voici le cri de la rue
La rue toute nue
La rue qui s’éveille
Avec au bord de son lit
Un grand soleil qui lui sourit
La ville s’éveille
*
La ville s’éveille …

La zarzamora

António Quintero / Rafael León

Manuel López-Quiroga

*

En en café de Levante

entre palmas y alegrías
Cantaba la zarzamora
Se lo pusieron de mote

porque dicen que tenia
los ojos como la mora

*
Le hablo primero a un tratante y olé
Y luego fue de un Marqués
Que la lleno de brillantes y olé
De la cabeza a los pies

*

Decía la gente que si era de hielo
Que si de los hombres se estaba burlando
Hasta que una noche con rabia de celos
A la zarzamora pillaron llorando
*
¿Que tiene la zarzamora
Que a todas horas
Llora que llora por los rincones
Ella que siempre reía
Y presumía de que partía

los corazones?

*

Lleva anillo de casado,
Me vinieron a decir,
Pero ya lo había besado
Y era tarde para mi
Que publiquen mi pecado
Y el pesar que me devora
Y que todos me den de lado
Al saber del querer desgraciado
Que embrujo a la zarzamora

Lago


Luís Macedo

*

Desci por não ter mais força

Às águas verdes sem fundo

Mesmo que voltem as forças

Não quero voltar ao mundo

*

Desci por não ter mais força

Até ao fundo das águas

Mesmo que voltem as forças

Não voltarei a ser escrava

*

Desci por não ter mais força

Às águas verdes sem fim

Mesmo que voltem as forças

Não me separo de mim

Lágrima


Amália Rodrigues

Carlos Gonçalves

*

Cheia de penas

Cheia de penas me deito

E com mais penas

Com mais penas me levanto

No meu peito

Já me ficou no meu peito

Esse jeito

O jeito de te querer tanto

*

Desespero

Tenho por meu desespero

Dentro de mim

Dentro de mim um castigo

Não te quero

Eu digo que não te quero

E de noite

De noite sonho contigo

*

Se considero

Que um dia hei-de morrer

No desespero

Que tenho de te não ver

Estendo o meu xaile

Estendo o meu chaile no chão

Estendo o meu xaile

E deixo-me adormecer

*

Se eu soubesse

Se eu soubesse que morrendo

Tu me havias

Tu me havias de chorar

Uma lágrima

Por uma lágrima tua

Que alegria

Me deixaria matar

Lar português

Maria Laura Xavier de Paiva

Jaime Santos

*

A casinha de nós dois é pequenina

Mesmo em frente da capela

A dois passos uma fonte cristalina

Linda moldura singela

*

É humilde a nossa casa, mas é nossa

Deu-nos Deus esta riqueza

Um burrinho e uma carroça

Uma hortinha viçosa

E a lareira sempre acesa

*

Uma candeia no topo

A ceia feita com mato

Bebemos do mesmo copo

Comemos do mesmo prato

Curiosa a Lua Cheia

À janela vem espreitar

E vê à luz da candeia

Eu e ele a namorar

A nossa casa é um ninho

Pobrezinho, onde há carinho

Alegria pão e vinho

*

Entra o Sol e o luar pelo telhado

Cada um com sua chama

P’ra beijarem o Senhor crucificado

Que está sobre a nossa cama

*

Os pardais em corridinhas pelo chão

Gostam da nossa pobreza

E comem com presunção

As migalhinhas de pão

Que caem da nossa mesa

*

Uma candeia no topo…


L’Automne de notre amour (Nostalgia)

David Mourão-Ferreira

Jerónimo Bragança

Joaquim Luís Gomes

*

C’était l’Automne

A Lisbonne

Dans le temps de notre amour

Devant ma porte

Les feuilles mortes

Pleurent toujours

Un oiseau triste

Qui resiste

Aux outrages du passe

C’est l’image

De ma rage

De t’aimer

*

Et l’oiseau chante

Dans l’attente

Du retour de notre amour

Devant ma porte

Les feuilles mortes

Rêvent toujours

Un oiseau triste

Qui resiste

Aux outrages du passe

C’est l’image

De ma rage

De t’aimer


Lavava no rio lavava

Amália Rodrigues

Fontes Rocha

*

Lavava no rio, lavava
Gelava-me o frio, gelava
Quando ia ao rio lavar
Passava fome, passava
Chorava também, chorava
Ao ver minha mãe chorar

*

Cantava também, cantava
Sonhava também, sonhava
E na minha fantasia
Tais coisas fantasiava
Que esquecia que chorava
Que esquecia que sofria

*
Já não vou ao rio lavar
Mas continuo a chorar
Já não sonho o que sonhava
Se já não lavo no rio
Por que me gela este frio
Mais do que então gelava
*

Ai minha mãe, minha mãe
Que saudades desse bem,
Do mal que então conhecia
Dessa fome que eu passava
Do frio que nos gelava
E da minha fantasia
*

Já não temos fome mãe
Mas já não temos também
O desejo de a não ter
Já não sabemos sonhar
Já andamos a enganar
O desejo de morrer


Le premier jour du monde

Datin / Vidalin

*

Le monde a commencé dans une fleu Orange

Personne en ce temps là pour le voir

Personne pour comprendre, personne pour savoir

Qu’après cet incendie, quelques grains de poussière

Flotteraient dans le bleu du ciel indifférent

Et que certains peut-être, ils resteraient longtemps

C’était le premier jour du monde

Le premier jour du monde

*

Dans le creux d’un rocher une mousse légére

Devient un arbe vert sous la première pluie

La terre était la terre, il y poussait des fruits

Et quand il a fait nuit dans ce silence énorme

Personne pour compter les étoiles d’argent

Personne qui s’endort sous le ciel du Printemps

C’est le premier jour du monde

Le premier jour du monde

*

Et puis qui sait pourquoi ? Quelque Chose qui vibre

Quelque chose d’étrange presque comme nous

Et comme il fallait vivre cela s’est mis debout

Depuis ce premier jour nous marchons l’un vers l’autre

A travers les saisons, par d’étranges chemins

C’est toi et pas un autre, c’est toi ou ce n’est rien

Et seuls au premier jour du monde

Le premier jour du monde


segunda-feira, 7 de Dezembro de 2009

Lerele



Francisco Muñoz Acosta

Genaro Monreal Lacosta

*

Vengo del templo de Salomón

Traigo las leys del faraón

Me manda Undivé

Com palabras que conservo en la memoria

Sobre la historia de la raza calé

No me dejes gitanito canastero

Porque te quiero como a nadie querré

Lo mismo que el sol

Lo mismo que el sol

*

Y un lerelereleré

Y un lerele

Y un lerelereleré

Y un lerele

Y un lerelereleré

Y un leré

*

Nunca te caiga la maldición

Porque a los tuyos traigas traición

Que arriba Undivé

Está siempre vigilando los quereres

De tos los pobres de la raza calé

Lo mismito que se funden los metales

En mi sentido se há fundido un querer

Lo mismo que el sol

Lo mismo que el sol

*

Y un lerelereleré …


Lianor

Luiz de Camões / Alain Oulman
*
Descalça vai para a fonte
Lianor pela verdura
Vai fermosa e não segura
Descalça vai para a fonte
Lianor pela verdura
Vai fermosa e não segura
*
Leva na cabeça o pote
O testo nas mãos de prata
Cinta de fina escarlata
Sainho de chamalote
Traz a vasquinha de cote
Mais branca que a neve pura
Vai fermosa e não segura
*
Descalça vai para a fonte
Lianor pela verdura
Vai fermosa e não segura
Descalça vai para a fonte
Lianor pela verdura
Vai descalça e não segura
*
Descobre a toca a garganta
Cabelos de ouro entrançado
Fita de cor de encarnado
Tão linda que o mundo espanta
Chove nela graça tanta
Que dá graça à fermosura
Vai fermosa e não segura
*
Descalça vai para a fonte

Libertação

David Mourão-Ferreira

Pedro Rodrigues

*

Fui à praia e vi nos limos
A nossa vida enredada
Ó meu amor se fugimos
Ninguém saberá de nada
*
Na esquina de cada rua
Uma sombra nos espreita
E nos olhares se insinua
De repente uma suspeita
*
Fui ao campo e vi os ramos
Decepados e torcidos
Ó meu amor se ficamos
Pobres dos nossos sentidos
*
Em tudo vejo fronteira
Fronteiras ao nosso amor
Longe daqui onde queiras
A vida será maior

Nem as esperanças do céu
Me conseguem demover
Este amor é teu e meu
Só na terra o queremos ter


Lírio Roxo



Ao nascer da bela aurora

Sai o pastor da cabana

Meu lírio roxo

Sai o pastor da cabana

Cantando em altas vozes

Muito padece quem ama

Meu lírio roxo

Muito padece quem ama


Lisboa à noite

Carlos Dias

Fernando dos Santos

*

Lisboa

Andou de lado em lado
Foi ver uma toirada,

Depois bailou, bebeu
Lisboa

Ouviu cantar o fado
Rompia a madrugada

Quando ela adormeceu
*
Lisboa não parou a noite inteira
Boémia, estouvanada,

Mas bairrista
Foi à sardinha assada

Lá na feira
E à segunda sessão

De uma revista
*
Dali p’ró Bairro Alto enfim galgou
No céu a lua cheia refulgia
Ouviu cantar o fado

E então sonhou
Que era saudade

Aquela voz que ouvia


Lisboa antiga

Augusto dos Santos

José Galhardo

Raul Portela

*

Lisboa velha cidade

Cheia de encanto e beleza

Sempre a sorrir tão formosa

E no vestir, sempre airosa

O branco véu da saudade

Cobre o teu rosto linda princesa

*

Olhai senhores,

Esta Lisboa d'outras eras

Dos cinco réis

Das esperas

E das toiradas reais

Das festas

Das seculares procissões

Dos populares pregões matinais

Que já não voltam mais

Lisboa bonita (Grande Marcha de Lisboa 1964)

Hermenegildo de Figueiredo

Jenny Telles

*

Lisboa minha cidade

Tão airosa e tão bonita

Outra igual eu nunca vi

Sinto a tua mocidade

Cada vez és mais catita

E mais eu gosto de ti

*

Apesar de tão velhinha

És cada dia mais nova

Tens mais cor nos teus recantos

Lisboa cidade minha

Aqui tens mais uma trova

A cantar os teus encantos

*

Lisboa, Lisboa

Vamos lá cantar

Esta Marcha ecoa

Na rua ao passar

Mouraria passa

Bica e Madragoa

Alfama e a Graça

Por toda a Lisboa

*

Tens um Castelo altaneiro

Que é a tua sentinela

Desde o Rei conquistador

Tens a Sé, tens o Mosteiro

Tens a graça da viela

Sempre à espera de um pintor

*

S. Vicente te abençoa

Santo António te acarinha

E roga a Deus que te ajude

Vela por ti ó Lisboa

Lá na sua capelinha

A Senhora da Saúde

*

Lisboa, Lisboa

Vamos lá cantar…


domingo, 6 de Dezembro de 2009

Lisboa dos manjericos

António Vilar da Costa / Nóbrega e Sousa
*
Olha, olha p+ara ela
Trás o mundo num balão
Ai Lisboa é sempre aquela
Ai Lisboa é sempre aquela
Que mantém a tradição
*
Trás S. Pedro na canoa
Com a Esperança que é varina
Vem lembrar as naus de Goa
Vem lembrar as naus de Goa
Dos seus tempos de menina
*
Ai, ai Lisboa
Tenho um beijo p'ra te dar
Vem p´ra roda trás um par
Que esta noite é cá das nossas
Ai, ai Lisboa
Que cheirinho a manjerico
Deve andar no bailarico
Santo António a ver as moças
*
Ai, ai Lisboa
S. João de brincadeira
Salta a chama da fogueira
Que acenderam teus avós
Ai, ai Lisboa
Canta, canta, que me encanta
Pois ninguém terá garganta
P'ra calar a tua voz
*
Trás nos arcos e balões
Ramalhetes de cantigas
São os versos de Camões
São os versos de Camões
P'ra ensinar às raparigas
*
Não precisa de queimar
Alcachofras por ninguém
Não lhe falta a quem amar
Não lhe falta a quem amar
Todo o mundo lhe quer bem
*
Ai, ai Lisboa...

Lisboa dos Milagres (Grande Marcha de Lisboa – 1968)


António Vilar da Costa / Nóbrega e Sousa

*

Lisboa gaiata

De chinela no pé

Lisboa travessa

Que linda que ela é

Lisboa ladina

Que bailas a cantar

Sereia pequenina

Que Deus guarda

Ao pé do mar

*

Lisboa vem p'ra rua

Que o Santo António é teu

São Pedro deu-te a Lua

E o mundo escureceu

Comprei-te um manjerico

E trago-te um balão

Em casa é que eu não fico

Ó meu rico São João

*

Lisboa gaiata

De chinela no pé

Lisboa travessa

Que linda que ela é

Lisboa ladina

Que bailas a cantar

Sereia pequenina

Que Deus guarda ao pé do mar

*

Lisboa faz surgir

Ai que milagre aquele

Cantigas a florir

Num cravo de papel

Nos arcos enfeitados

Poisaram as estrelas

E há anjos debruçados

Nos telhados das vielas

*

Lisboa gaiata...

Lisboa em festa

Aníbal Nazré / Ferrer Trindade
*
Hoje é dia de festa na cidade
Lisboa vem p'ra rua p'ra cantar
Mas achou que era fraca a claridade
Que lhe vinha do alto, do luar
Lisboa que vista assim, dá gosto vê-la
E nem tanto balão era preciso
Porque cada balão é um estrela
E cada rapariga é um sorriso
*
Lisboa cá vai
Risonha a cantar
Vá,deixem passar as raparigas
Lisboa cá vai
Que a venha escutar
Quem queira aprender novas cantigas
Cantar uma trova
E sem ter fadiga
P'la cidade inteira andou à toa
Na Lisboa nova
Na Lisboa antiga
Lisboa é sempre Lisboa
*
Quando Lisboa vem cantar p'ra rua
Para alegrar os nossos corações
Parece que o céu e a própria Lua
Se debruça a ouvir as suas canções
Os bairros da cidade estão em festa
Os santos têm na rua os seus altares
E não há noite alegre como esta
Que é dedicada aos santos populares
*
Lisboa cá vem...

Lisboa não sejas francesa


José Galhardo / Raul Ferrão

*

Não namores os franceses

Menina Lisboa

Portugal é meigo às vezes

Mas certas coisas não perdoa

*

Vê-te bem no espelho

Desse honrado velho

Que o seu belo exemplo atrai

Vai, segue o seu leal conselho

Não dês desgostos aoeu pai

*

Lisboa não sejas francesa

Com toda a certeza

Não vair feliz

Lisboa que ideia daninha

Vaidosa, alfacinha

Casar com Paris

Lisboa tens cá namorados

Que dizem coitados

Com as almas na voz

Lisboa não sejas francesa

Tu és portuguesa

Tu és só p'ra nós

*

Tens amor às lindas fardas

Menina Lisboa

Vê lá bem p'ra quem te guardas

Donzela sem recato enjoa

*

Tens aí tenentes

Bravos e valentes

Nados e criados cá

Vá, tenha modos mais decentes

Menina caprichosa e má

*

Lisboa não sejas francesa...

Lisboa noiva do Fado

António José

Ferrer Trindade

*

Nessa janela

De águas furtadas

Há trepadeiras

Entrelaçadas

E dentro delas

Lá está Lisboa

Olhando o Tejo

No altar da Madragoa

*

Mas à noitinha

Está combinado

Andar sozinha

Com o seu Fado

Se desce à rua

Já não se importa

Que até a Lua

Veja o Fado

À sua porta

*

Dizem que o Tejo

É teu namorado

E todos sabemos

Que és noiva do Fado

Mas não te cases

Com um só depois

O melhor que fazes

É namorar com os dois

*

Neste noivado

Entre vizinhos

Não há pecado

Pois são velhinhos

Mas tu Lisboa

Toda te enfeitas

E eu até vejo

Os olhares que lhe deitas

*

Tens um costume

Que eu tanto invejo

Fazer ciúme

Ao pobre Tejo

Quando apareces

Com o teu Fado

Nunca te esqueces

De levar xaile franjado

*

Dizem que o Tejo

É teu namorado…


Lo Tiramole


Sóngo n'ommo d'alta sfera,
trallarillirera, trallarillirera...
só' dottore de valore,
trallarillirera, trallarillirá...
*
Diciarraje, si tu mme siente,
che grand'ommo è chisto ccá!
Stó' a lo Muolo e tiro diente,
trallarillirera, trallarillirá!
*
Tengo ll'arte e la manera,
trallarillirera, trallarillirera...
sóngo strutto, saccio tutto,
trallarillirera, trallarillirá...
*
Chist'anguento ve conzola,
ogne male fa passá...
Ve fa créscere la mola,
trallarillirera, trallarillirá!
*
Medicina, antica e vera,
trallarillirera, trallarillirera...
Chi lo vede, non lo crede,
trallarillirera, trallarillirá...
*
Cinche solde...ma ch'è stato?!
Pecché ognuno se ne va?!
Gué, lo prezzo ha spaventato...
trallarillirera, trallarillirá!

Long ago and far away

Jerome Kern / Ira Gershwin

*

Long ago and far away,

I dreamed a dream one day
And now that dream

is here beside me
Long the skies were overcast

but now the clouds have passed
You're here at last
*
Chills run up and down my spine,

Aladdin's lamp is mine
The dream I dreamed

was not denied me
Just one look and then I knew
That all I longed for

long ago was you


Longe daqui

Hernâni Correia

Arlindo de Carvalho

*

Em sonho lá vou de fugida,
Tão longe daqui, tão longe
É triste viver tendo a vida,
Tão longe daqui, tão longe

*
Mais triste será quem não sofre,
Do amor a prisão sem grades
No meu coração há um cofre,
Com jóias que são saudades

*
Tenho o meu amor para além do rio,
E eu cá deste lado cheinha de frio
Tenho o meu amor para além do mar,
E tantos abraços e beijos p’ra dar

*
Ó bem que me dá mil cuidados,
Tão longe daqui, tão longe.
A lua me leva recados,
Tão longe daqui, tão longe

*
Quem me dera ir céu adiante,
Correndo veloz no vento
Ter asas chegar num instante,
Onde está meu pensamento
*

Tenho o meu amor para além do rio,
E eu cá deste lado cheinha de frio
Tenho o meu amor para além do mar,
E tantos abraços e beijos p’ra dar

E tantos abraços e beijos p’ra dar

*
Tenho o meu amor para além do mar

Los Piconeros


Ramón Perolló y Ródenas

Juan Mostazo Morales

*

Ya se ocultó la luna

Luna lunera

Ya ha abierto su ventana

La piconera, la piconera, mare

Y el piconero

Va a la sierra cantando

Com el lucero, com el lucero

*

Ya viene el dia, ya viene mare

Alumbrando sus claras los olivares

Ay, que me diga que si

Ay, que me diga que no

Como no la há querio ninguno

La quiero yo

Mi piconera, como el picón

Por tu culpa, culpita, yo tengo

Negro, negrito, mi corazón

*

Faja de seda lleva mi piconera

Y un marsellés bordao

De terciopelo

De terciopelo, mare

Y en el sombrero

Una cinta que dice

“Por ti me muero, por ti me muero”

*

Ya viene el dia, ya viene mare

Lua, Luar


Lua, luar

Vai dizer ao meu amor

P’ra vir cá ó luar

Faz sumana que eu não drumo

Treis meis que eu num posso ir lá

Ó luar

*

Eu sou lá de Piancó

Meu nome certo, eu não sei

Nasci dentro do cangaço

No cangaço me criei

Meu fuzil é minha escola

Meu punhal é minha lei

A macaco não me entrego

No cangaço morrerei

*

Lua, luar

Vai dizer ao meu amor

P’ra vir cá ó luar

Faz sumana que eu não drumo

Treis meis que eu num posso ir lá

Ó luar

*

Me chamam de catingueiro

Cangaceiro e cantador

No gatilho eu sou formado

No repente sou doutor

P’ra homem eu sou valente

Mas p’ra mulé eu não sou

Cabra macho eu dou peixeira

P’ra mulé só dou amor

*

Lua, luar…

terça-feira, 1 de Dezembro de 2009

Maçadeiras

Este linho é mourisco
A fita dele namora
Quem aqui não tem amores
Tira o chapéu vá-se embora

*

Ai la ri la ai ló lela ai
La ri la laró, meu bem
Regala-te o meu amor
Regala-te e passa bem

*

O minha mãe dos trabalhos
para quem trabalho eu
trabalho mato meu corpo
não tenho nada de meu

*

Ai la ri la ai ló lela ai
La ri la laró, meu bem
Regala-te o meu amor
Regala-te e passa bem

Madalena

Eu soube num sonho

Que aí com Simão

Jantáveis oh Cristo

De faces radiosas

E trago-vos bálsamos

Trago-vos rosas

E trago mil beijos

De límpida unção

*

Deixai que estas lágrimas

Tão dolorosas

Vos verta nos pés

Que iluminam o chão

Esses pés de marfim

Que me enchem

De Santa e fermente paixão

E lembram as bases

Do meigo jasmim

*

Quero eterno amor

Quero eterno amor

O amor sem vergonha

Sem treva e sem fim

Sem treva e sem fim

Jesus Nazareno

Meu Sol, meu Senhor

Jesus Nazareno

Meu Sol, meu Senhor

*

Oh Cristo!!!

E deixai que esses pés vos alague

De prantos assim

Talvez que este choro

Os meus crimes apague

Talvez que esta dor

Meus remorsos esmague

Talvez que esta angustia

Me faça um jardim

*

Que eu chore

Que eu gema

Numa dor sem fim

Aos pés de quem fez

Da virtude um poema

Da virtude um poema

Deixai que eu enxugue

Com estes cabelos

Os pés já banhados

Por dor tão suprema

*

E bálsamos verta

Talvez porque tema

Que os prantos vos firam

Os pés com seus gelos

Com sua postema

E amarga paixão

Oh Cristo!!!

Oh Vidente!!!

De meigos anelos

Jesus Nazareno

Perdão e perdão

Madrugada de Alfama

David Mourão-Ferreira

Alain Oulmã

*

Mora num beco de Alfama

E chamam-lhe a madrugada

Mas ela de tão estouvada

Não sabe como se chama

Nem sabe como se chama

*

Mora numa água furtada

Que é a mais alta de Alfama

A que o Sol primeiro inflama

Quando acorda a madrugada

Mora numa água furtada

Que é a mais alta de Alfama

*

Nem esmo na Madragora

Ninguém compete com ela

Que do alto da janela

Tão cedo beija Lisboa

*

E a sua colcha amarela

Faz inveja à Madragoa

Madragoa não perdoa

Que madruguem mais do que ela

E a sua colcha amarela

Faz inveja à Madragoa

*

Mora num beco de Alfama

E chamam-lhe a madrugada

São mastros de luz doirada

Os ferros da sua cama

*

E a sua colcha amarela

A brilhar sobre Lisboa

E como a estatua de proa

Que anuncia a caravela

A sua colcha amarela

A brilhar sobre Lisboa

Mal-aventurado

Bernardim Ribeiro

Alain Oulman

*

Mudei terra, mudei vida

Mudei paixão em paixão

Vi a alma de mim partida

Nunca de meu coração

Vi minha dor despedida

E eu, mal-aventurado

Morro-me andando assim

Entre cuidado e cuidado

*

Eu morrera e acabara

E meu mal fora acabado

Não vira tal perdição

De mim e de tanta coisa

Perdido tudo em vão

Porque a paixão não repousa

Em outra maior paixão

*

Oh quem bem-aventurado

Fora já se me matara

Minha dor e meu cuidado

Mala suerte


Maldição

Armando Vieira Pinto

Alfredo Marceneiro

(Fado Cravo)

*

Que destino ou maldição

Manda em nós, meu coração,

Um do outro assim perdidos

Somos dois gritos calados

Dois fados desencontrados

Dois amantes desunidos

*

Por ti sofro e vou morrendo

Não te encontro, nem te entendo

Amo e odeio sem razão

Coração quando te cansas

Das nossas mortas esperanças

Quando paras coração

*

Nesta luta, esta agonia

Canto e choro de alegria

Sou feliz e desgraçada

Que sina a tua meu peito

Que nunca estás satisfeito

Que dás tudo e não tens nada

*

Ah gelada solidão

Que tu me dás coração

Não é vida, nem é morte

É lucidez, desatino

De ler no próprio destino

Sem poder mudar-lhe a sorte

Maldição

 

Malhão

Oh malhão, malhão

Que vida é a tua

Comer e beber

Ai de rim, tim, tim

Passear na rua

*

Oh malhão, malhão

Quem te deu as meias

Foi o caixeirinho

Ai de rim, tim, tim

O das pernas feias

*

Oh malhão, malhão

Quem te deu as botas

Foi o caixeirinho

Ai de rim, tim, tim

O das pernas tortas

*

Oh malhão, malhão

Oh Margaridinha

Eras do teu pai

Ai de rim, tim, tim

Mas agora és minha


Malhão das Pulgas

Ai, ai, ai quem é que nos acode

Quem é que nos há-de acudir

As pulgas, são tantas, são tantas

As pulgas

Já não nos deixam dormir

*

Já não nos deixam dormir

Já não sequer descansar

As pulgas são tantas, são tantas

As pulgas

Não se deixam apanhar

*

São tantas, as pulgas, as pulgas

Às tantas, não se deixam agarrar

*

Ai malditas pulgas

Malditas pulguinhas

São como as más línguas

Das nossas vizinhas

A rogarem pragas

Sempre às janelinhas

Malditas pulguinhas

*

Ai malditas pulgas

Malditas pulguinhas

São como os rapazes

De falas mansinhas

A arrastar a asa

Às rapariguinhas

Malditas pulguinhas

*

Ai, ai, ai quem é que nos acode

Quem é que nos há-de acudir

As pulgas, são tantas, são tantas

As pulgas

Já não nos deixam dormir

*

Já não nos deixam dormir

Já não sequer descansar

As pulgas são tantas, são tantas

As pulgas

Não se deixam apanhar

*

São tantas, as pulgas, as pulgas

Às tantas, não se deixam agarrar

*

Ai malditas pulgas

Malditas pulguinhas

São como um sapato

Cheio de pedrinhas

Que nos faz andar

A suar estopinhas

Malditas pulguinhas

*

Ai malditas pulgas

Malditas pulguinhas

São como as amigas

Cheias de entrelinhas

A meter o bico

Nas nossas vidinhas

Não são cá das minhas

Malhão de Águeda


Oh malhão triste malhão

Oh malhão triste malhão

Oh lindinho

Triste vida te hei-de dar

Não hei-de casar contigo

Não hei-de casar contigo

Oh lindinho

Nem te hei-de deixar casar

*

Oh malhão triste malhão

Oh malhão triste malhão

És tão linda

Oh malhão triste coitado

Por causa de ti malhão

Por causa de ti malhão

Ai lindinha

Ando triste, apaixonado

*

Oh minha menina

Não vale chorar

Hás-de ter amores

Sabê-los amar

*

Uma duas três e vira

Uma duas três e vira

Ai que lindo

Viva quem dança o malhão

Viva quem há-de subir

Viva quem há-de subir

Ai que lindo

De alferes a capitão

*

Ai minha menina

Eu hei-de te amar

Quando o trovisquinho

Deixar de amargar

Malhão de Cinfães

Oh malhão, triste malhão

Ai, malhão triste malhão

Oh malhão triste coitado

Por ti eu suspiro,

Eu por ti dou ais

Por ti eu não vou

Suspirar jamais

*

Oh malhão triste coitado

Por causa de ti malhão

Ando triste, apaixonada

Por ti eu suspiro,

Eu por ti dou ais

Por ti eu não vou

Suspirar jamais

*

O malhão quando morreu

O malhão quando morreu

Deixou escrito na escritura

Por ti eu suspiro,

Eu por ti dou ais

Por ti eu não vou

Suspirar jamais

*

Deixou dito na escritura

Que lhe forrasse o caixão

Com pano de pouca dura

Por ti eu suspiro,

Eu por ti dou ais

Por ti eu não vou

Suspirar jamais


Malhão de São Simão

P’ra onde vais toda lampeira

Morena de olhos travessos

P’ra onde vais toda lampeira

Ai, malhão, malhão

P’ra onde vais toda lampeira

Tão depressa e coradinha

Toda cheia de chieira

*

Isto é do pó da eira

Chamaste-me moreninha

Isto é do pó da eira

Ai, malhão, malhão

Isto é do pó da eira

Hás-de me ver ao Domingo

Como a rosa na roseira

*

Põe-te em lugar que te eu veja

Se fores Domingo à missa

Põe-te em lugar que te eu veja

Ai, malhão, malhão

Põe-te em lugar que te eu veja

Não faças andar meus olhos

A bailar pela Igreja

*

Hei-de ir à missa do dia

Para o Domingo que vem

Hei-de ir à missa do dia

Ai, malhão, malhão

Hei-de ir à missa do dia

Para ver o meu amor

À porta da sacristia


Malmequer

Oh malmequer mentiroso
Quem te ensinou a mentir
Tu dizes que me quer bem
Quem de mim anda a fugir
*
Desfolhei um malmequer
Num lindo jardim de Santarém
Malmequer, bem-me-quer
Muito longe está quem nos quer bem
*
Um malmequer pequenino
Disse um dia à linda rosa
Por te chamarem rainha
Não sejas tão orgulhosa
*
Desfolhei um malmequer
Num lindo jardim de Santarém
Malmequer, bem-me-quer
Muito longe está quem nos quer bem
*
Malmequer não é constante
Malmequer muito varia
Vinte folhas dizem morte
Treze dizem alegria
*
Desfolhei um malmequer ...

Malmequer pequenino

O malmequer pequenino

Disse um dia à linda rosa

Por te fazerem rainha

Não sejas tão orgulhosa

*

Papoilas que o vento agita

Não me canso de vos ver

Há lá coisa mais bonita

Que ser simples sem saber

*

Por te amar pedi a Deus

Por teu amor me perdi

Agora vejo-me só

Sem Deus, sem amor, sem ti

*

Aquela mulher pecou

Por amor se fez fadista

Tão longe o fado a levou

Que Deus a perdeu de vista


Mané Chiné

Se os meus tristes ais voassem

Ó Mané Chiné

Daria mil cada hora

Bá di banda

Di banda é que é

Bá di banda

Ó Mané Chiné

*

Iriam bater no peito

Ó Mané Chiné

De quem me lembrou agora

Bá di banda

Di banda é que é

Bá di banda

Ó Mané Chiné

*

Anda cá meu preto, preto

Ó Mané Chiné

Meu queimadinho do Sol

Bá di banda

Di banda é que é

Bá di banda

Ó Mané Chiné

*

Quanto mais preto, mais firme

Ó Mané Chiné

Quanto mais firme, melhor

Bá di banda

Di banda é que é

Bá di banda

Ó Mané Chiné

*

Anda cá meu preto, preto

Ó Mané Chiné

Meu queimadinho do Sol

Bá di banda

Di banda é que é

Bá di banda

Ó Mané Chiné

Marcha da Graça – 1968

Eduardo Damas

Manuel Paião

*

Olhem p’ra Marcha da Graça

Que é o trono de Lisboa

Vejam como vai airosa

Com ar de menina boa

*

Dizem que é namoradeira

Quem tem mais dum namorado

O Rossio ali em baixo

Ai ali em baixo

E o Castelo ali ao lado

*

Cá vai a Marcha da Graça

Que tem graça quando passa

E tem raça ao marchar

E lá no alto apregoa

E ecoa, como é boa

A Lisboa ao cantar

*

Cá vai a Marcha da Graça

Que tem graça quando passa

E tem raça ao marchar

E lá no alto apregoa

E ecoa, como é boa

A Lisboa ao cantar

*

Ai, ai, ai

Vai a Graça a passar

Ai, ai, ai

Vai a Graça a passar

*

Olhem p’ra Marcha da Graça

Como vai feliz, contente

Com o Monte a olhar p’ra ela

E a bênção de São Vicente

*

Leva arcos enfeitados

Mostra balões a quem passa

E dá ainda mais voltas

Ainda mais voltas

Do que o Caracol da Graça

*

Cá vai a Marcha da Graça…

Marcha da Mouraria – 1935

Frederico de Brito

Raul Ferrão

*

Mouraria garrida

Muito sacudida

Muito requebrada

Com o seu todo galdério

Seu ar de mistério

De moira encantada

*

É como livro de novela

Onde o amor é curto

E o ciúme impera

Ao abrir de uma janela

Aparece o vulto

Daquela Severa

*

A Marcha da Mouraria

Tem o seu quê de bairrista

Certos laivos de alegria

É a mais boémia

É a mais fadista

*

Anda toda engraçada

De saia engomada

Blusinha de chita

É franzina, pequena

Gaiata morena

Cigana e bonita

*

Tem a guitarra p’ra gemer

Um amor submisso

Que nunca atraiçoa

Este bairro deve ser

‘inda o mais castiço

Da nossa Lisboa

*

A Marcha da Mouraria…

Marcha de Alfama - 1935


Frederico de Brito

Pereira Coelho

Raul Ferrão

*

Não há ninguém que destrua

Este amor que nos abrasa

Cada um gosta da rua

Onde tem a sua casa

*

Quem na minha Alfama passa

Vê-a toda embandeirada

Porque o São João da Praça

Porque o São João da Praça

Assentou praça na armada

*

No alto mar,

Fomos nós sempre os primeiros

Com Alfama a palpitar

Em fardas de marinheiros

Porque afinal

Foi destas pobres vielas

Que saiu o Portugal

Que embarcou nas caravelas

*

Quem quiser beijinhos pede-os

Quem não pede é porque é mudo

Vá à rua dos remédios

Que há remédio para tudo

*

Meu amor, amou sem fé

Deixou-me por coisa pouca

Mora nas Cruzes da Sé

Mora nas Cruzes da Sé

E eu faço cruzes na boca

*

No alto mar…

Marcha de Benfica Nº 1 - 1935

Frederico de Brito

Raul Ferrão

*

Ah raparigas

Isto agora é andarmos p’ra frente

Saltem cantigas aos molhos

Sorriso nos olhos

E coração quente

*

Cá vai Benfica

E quem fica, não vai com certeza

Ser alegre é que é preciso

Pois quem tem o riso

Tem sempre beleza

*

Olha a Marcha de Benfica

Qual saloia cantadeira

Que entra na festa contente

Ai ninguém fica

Sem cantar a vida inteira

Ouvindo a Marcha

Da nossa gente

*

Haja alegria

A alegria é um bem que se abraça

Um desejo, uma quimera

Um riso que espera

A Marcha que passa

*

Vá por Benfica

Tudo alegre e contente

P’ra dança

Há sempre um riso suspenso

Um tesouro imenso

Que nos vem da herança

*

Olha a Marcha de Benfica…


Marcha de São Vicente – 1935

Frederico de Brito

Raul Portela

*

Quando eu passo nos terreiros

O teu amor não me quadra

É que eu tenho medo

Das más acções

Pois os teus olhos brejeiros

Andam na Feira da Ladra

Diz toda a gente

Que são ladrões

*

A Marcha de São Vicente

Alegra a gente, quando passar

Pois parece que atordoa

Toda a Lisboa

Que a ouve cantar

Acendeu aquela chama

Que torna os bravos em imortais

Não vive só da antiga fama

Pois São Vicente é muito mais

*

Quem puder vir com a gente

Há-de trazer um balão

Um arco enfeitado

E saber marchar

Vai pedir a São Vicente

Ele não lhe diz que não

E então vem na Marcha

Sempre a cantar

*

A Marcha de São Vicente…


Marcha do Alto do Pina (1963)

César de Oliveira

Augusto Ramos

Carlos Dias

*

Quando o Sol sorri sobre Lisboa

Logo o Alto Pina vai beijar

E saudar a gente boa

Que parte p’ra trabalhar

*

Mas a noite chega e surge a Lua

P’ra ‘nimar os bailaricos

Toda a gente vem p’ra rua

E no ar flutua, cheiro a manjerico

*

Aqui vai o Alto Pina

E ninguém lhe ensina

A ser mais popular

Trás na boca essas cantigas

Que as raparigas

Tanto gostam de cantar

*

Pula a fogueira num salto

P’ra manter a tradição

Um balão

O nosso bairro ilumina

Erguido no alto

No Alto do Pina

*

Vamos lá cantar deixem o resto

Venham cá ao bairro para o ver

É pitoresco e modesto

Mas alfacinha a valer

*

Alegre cantando a Marcha passa

Airosa, fresca e ladina

Mostrando bem toda a raça

Que leve esvoaça no Alto do Pina

*

Aqui vai o Alto Pina


Marcha do centenário – Grande Marcha de Lisboa ( 1947 )

Norberto de Araújo

Raul Ferrão

*

Toda a cidade flutua
No mar da minha canção
Passeiam na rua,

Pedaços de lua
Que caem do meu balão
*

Deixem Lisboa folgar
Não há mal que me arrefeça
A rir, a cantar, cabeça no ar
Eu hoje perco a cabeça
*

Lisboa nasceu,

Pertinho do céu
Toda embalada na fé
Lavou-se no rio,

Ai, ai, ai menina
Foi baptizada na Sé
*

Já se fez mulher

E hoje o que ela quer
É trovar e dar ao pé
Anda em desvario

Ai, ai, ai menina
Mas que linda que ela é
*

Dizem que eu velhinha sou
Há oito séculos nascida
Nessa é que eu não vou,

Por mim não passou
Nem a , nem a vida
*

O Pajem me fez um fado
Um vali me leu a sina
Não ter namorado,

Nem dor, nem cuidado
E ficar sempre menina

*

Lisboa nasceu …